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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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Un ouvrage international sur l'enfance en voie d'édition co-dirigé par un algérien

Publié le 01/06/2020, par dans Non classé.

ORAN – Un ouvrage international sur la vulnérabilité et la qualité de vie des enfants dans le monde est en voie de publication, a-t-on appris lundi à Oran de l’universitaire algérien Habib Tiliouine, co-directeur de ce projet de recherche.

Il s’agit d’un ouvrage international intitulé « Handbook of Children’s Security, Vulnerability and Quality of Life : Global Perspectives » (Manuel sur la sécurité, la vulnérabilité et la qualité de vie des enfants : perspectives mondiales), a précisé M. Tiliouine dans une déclaration à l’APS à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance.

Ce professeur à la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Oran-2 « Mohamed Benahmed » a expliqué que la publication constitue « une réponse à la situation de fragilité et de précarité dans laquelle se trouvent des millions d’enfants dans les quatre coins du monde ».

Une cinquantaine de chercheurs ont participé à la rédaction du contenu de cette publication, sous la direction de Habib Tiliouine pour le monde Arabe et l’Afrique et de trois autres spécialistes pour les continents Europe, Amérique et Asie/Australie.

Les auteurs ont mené « une analyse approfondie des concepts de sécurité, de vulnérabilité en relation avec la qualité de vie de cette tranche fragile de la société qu’est l’enfance », a déclaré M. Tiliouine, évoquant notamment les cas des enfants en situation d’handicaps physique, mental, social (exploitation, violence), et d’inégalité dans divers domaines (santé, éducation, loisirs).

Le manuel est également consacré aux expériences internationales en matière de programmes de protection des enfants et de gestion des institutions et établissements réservés aux enfants et ceux en situation de précarité et fragilité.

La situation des enfants algériens est quant à elle mise en relief à travers le rôle de la société civile et les initiatives d’actions de solidarité, a-t-il fait savoir.

Directeur d’un laboratoire de recherche à l’Université d’Oran-2, M. Tiliouine est aussi membre de la commission nationale de validation des publications scientifiques en Algérie.

Ses études sur la qualité de vie en Algérie et dans le monde lui ont valu en 2015 le « Research Fellow Award », récompense scientifique honorifique instituée par la Société savante « International Society of Quality of Life Studies », basée à Phoenix aux Etats-Unis.

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Concours de composition épistolaire 2020: dix élèves lauréats distingués

Publié le 01/06/2020, par dans Non classé.
Concours de composition épistolaire 2020: dix élèves lauréats distingués

ALGER – Dix élèves lauréats du Concours national de composition épistolaire en langues arabe et amazighe (édition 2020) ont été distingués, lundi, lors d’une cérémonie organisée en visioconférence entre Alger et 9 wilayas du pays dans le cadre de la 49ème édition du Concours international de composition épistolaire, qui sera organisée par l’Union postale universelle (UPU).

Les résultats de ce concours, dédié aux jeunes âgés de moins de 15 ans, ont été annoncés en présence du ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar, du ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, et de la Déléguée nationale de l’Organe de protection de l’enfance, Meriem Chorfi.

Le jury de ce concours a sélectionné 10 compositions épistolaires rédigées en langues arabe et amazighe, dont le thème central pour cette année est : « Ecris un message à un adulte sur le monde dans lequel nous vivons ».

Le premier Prix a été décroché par l’élève Abdelkader Boumaaza (âgé de 11 ans) de la wilaya de Laghouat qui a écrit une lettre, en langue arabe, au secrétaire général de l’Onu l’appelant à promouvoir la paix dans le monde et à œuvrer davantage à la protection de l’enfance. Le lauréat de Laghouat représentera l’Algérie à la finale du concours de l’Union postale universelle.


Lire aussi: Abdelkader Boumaâza décroche le 1er prix du concours international d’écriture de messages aux enfants


La deuxième place est revenue à l’élève Nihal Laïssoub (9 ans) de Skikda et la troisième place à l’élève Nezzar Tassadit (14 ans) de Tizi-Ouzou. Les autres lauréats sont issus d’El Oued, Annaba, Tizi-Ouzou, Sétif, Tipaza, Mascara et de Jijel.

A cette occasion, M. Boumzar a salué l’ensemble des participants au concours national dont le nombre dépasse les 12.000 et qui étaient invités à exprimer leurs opinions sur ce qu’ils pensent du monde qui les entoure.

Il a qualifié d' »appréciable » le nombre de participants au concours, lancé du 22 février 2020 au 12 mars de la même année, notamment au vu des « circonstances exceptionnelles que connaissent notre pays et le monde entier à cause de la pandémie du coronavirus Covid-19) ».

« Organisé pour la quatrième fois consécutive par l’Algérie, ce concours vise à développer les compétences des enfants dans le domaine de la composition épistolaire et les incite à mettre en exergue leurs aptitudes rédactionnelles et leur esprit d’innovation », a-t-il indiqué, soulignant que ce concours vise aussi à les sensibiliser à l’importance du rôle des services postaux dans le monde.

Il est à relever que des affiches comportant les règles du concours avaient été diffusées à travers 4000 bureaux de poste et 27000 établissements scolaires, outre les réseaux sociaux du ministère de la Poste et des Télécommunications et du ministère de l’Education nationale, organisateurs de ce concours épistolaire.

Selon les organisateurs du concours national, à cause du Covid-19, l’opération d’évaluation des lettres, qui devait passer par trois étapes, soit le tri au niveau des wilayas suivi par le tri régional et enfin le tri national, est passée directement du tri au niveau des wilayas, au tri national durant lequel les membres du jury ont procédé en date du 6 mai 2020 à l’étude et l’évaluation de 250 lettres, pour parvenir ainsi à la sélection et au classement des dix meilleures lettres.

« Aussi, et pour plus de transparence, les dix enfants lauréats ont été invités à réécrire leurs lettres en présence du directeur de wilaya de la poste et des télécommunications dans les wilayas concernées », a-t-on ajouté.

Les lettres sélectionnées avaient pour objet la paix, la protection de l’enfance, les problèmes de l’humanité en plus du sujet d’actualité, soit la pandémie du Coronavirus.

Parmi les conditions de participation à ce concours figurent le respect strict du sujet et le nombre de mots autorisés (soit 1000 mots) et l’envoi de la composition, par voie postale.

La lettre gagnante de chaque pays doit être soumise au Bureau international au plus tard le 5 mai 2020, indique l’UPU sur son site internet (www.upu.int).

Près d’un million d’enfants de 41 pays ont participé au concours de 2019, dont le thème était « Ecris une lettre sur ton héros ».

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Abdelkader Boumaâza décroche le 1er prix du concours international d’écriture de messages aux enfants

Publié le 01/06/2020, par dans Non classé.
Abdelkader Boumaâza décroche le 1er prix du concours international d'écriture de messages aux enfants

LAGHOUAT- Le premier prix du concours international d’écriture de message enfants a été décroché par le jeune Abdelkader Boumaâza issu de la commune de Hassi-Delâa (wilaya de Laghouat), a-t-on appris lundi auprès de la direction locale de la Poste et des télécommunications.

Boumaâza Abdelkader s’est vu décerner ce prix pour son message « La Paix » adressé au Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), Antonio Gutteres, l’appelant à faire prévaloir la paix de par le monde pour permettre aux enfants de vivre dignement.

Une réception en l’honneur du jeune lauréat a été organisée virtuellement au siège de la direction de la Poste et des Télécommunications de la wilaya de Laghouat via une visioconférence animée par le ministre du secteur, Brahim Boumzar, en compagnie du ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, et de la déléguée nationale à la protection de l’enfance et présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE), Meriem Cherfi.

« Je suis très fier du niveau atteint par les enfants en termes de choix des thèmes de messages riches de sens, rendant l’espoir et semant les valeurs humaines et nationales », a affirmé le ministre de la Poste et des Télécommunications lors de la vidéoconférence.

M.Boumaaza a souligné que « la Journée internationale de l’Enfance est célébrée cette année de manière virtuelle, en raison de la situation sanitaire exceptionnelle que traverse le pays ».

Se félicitant de cette consécration, le ministre de l’Education nationale a indiqué, de son côté, que ce concours traduit la notion de l’émulation scientifique qui renforce les activités cognitives des enfants et jette les bases de la prospection de talents dans l’art épistolaire et du discours, en vue de les accompagner, de les orienter et les mettre sur la bonne voie ».

Le deuxième prix de cette compétition internationale est revenu à Dezzar Tassadit (wilaya de Tizi-Ouzou) pour son message en langue amazighe appelant à la prévention contre la pandémie du Coronavirus, alors que Nihal Laïssaoune (wilaya de Skikda), a reçu le 3ème prix pour son texte en arabe traitant des épidémies et des fléaux sociaux et les voies permettant de s’en prémunir.

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Sorti en Europe de "Ahney", nouvel album des "Tikoubaouine"

Publié le 31/05/2020, par dans Non classé.
Sorti en Europe de

ALGER- Un album résolument inscrit dans la world music, oscillant entre le Desert Blues, style de musique targui très en vogue, le reggae, le rock et le folk a été édité commercialisé récemment en Europe par le groupe « Tikoubaouine » sous le titre « Ahney » (vision).

Ce nouvel opus de douze titres majoritairement chantés en Tamasheq (variante de Tamazight parlée par les touareg algériens et de toute la région du Sahel) a été produit en Algérie par « Ostowana Music » avant d’être distribué en France, en Belgique, en Suisse et au Maroc ainsi que sur les plateformes de téléchargement sur Internet par le label français « Labalme music ».

Ce deuxième album du groupe devrait être disponible en Algérie après la levée des mesures de prévention de la propagation du coronavirus, le groupe souhaitant présenter son travail au public lors d’un grand concert.

Single à succès, « Tiniri » (désert) donne la La de cet album par un voyage dans l’aire de vie des nomades du grand sud porté par des sonorisations typiques de l’Assouf, un jeu de guitare particulier devenu la marque de fabrique du genre, une basse aux influences reggae et une percussion alliant la batterie aux instruments et rythmes traditionnels targui.

Ce titre accompagné d’un clip tourné dans les grands espaces du sud algérien, est un cri du coeur qui chante le quotidien difficile des populations nomades les plus vulnérables.Des titres comme « Aksanagh Tarha » (amours inaboutis), « Elalem » et « Amidinin » (mes amis) confirme l’orientation du groupe vers une fusion entre musique et textes tergui et une grande influence reggae également audible dans le chant.

Des balades proches de la folk avec un timbre targui dominant sont également proposées par les Tikoubaouine dans des titres comme « Dounia Wassl », ou encore « Irilan Aman » (celui qui a de l’eau), un véritable voyage musical dans les grands espaces porté par des percussions traditionnelles et des sons de guitare assez métalliques et proche de l’unplugged.

La touche des « Tinariwen », maîtres incontestés et précurseurs du blues du désert, se retrouve dans le titre « Aytma » (mes frères) qui reproduit la même configuration instrumentale de ce groupe mythique qui a influencé toute la création musicale contemporaine des régions du Tassili et de l’Ahaggar.

Créé en 2010, ce groupe issu du grand sud algérien est composé des chanteurs et guitaristes Said Benkhira et Hocine Deggar, du bassiste Abdelhafidh Oumari et du percussionniste Djaber Asserir. Ils ont animé de nombreuses scènes dans différentes villes du pays avant de sortir en 2016 son premier album intitulé « Dirhan » (le souhait).Cette opus a permis aux Tikoubaouine de se produire en France et au Canada.

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Des films documentaires consignent les crimes coloniaux dans les camps de concentration

Publié le 31/05/2020, par dans Non classé.
Des films documentaires consignent les crimes coloniaux dans les camps de concentration

ALGER- La torture pratiquée par la France coloniale en Algérie depuis le début de l’occupation jusqu’à la veille de l’indépendance, la politique de déplacement des populations autochtones et les camps de concentration sont des questions ayant suscité l’intérêt de nombreux chercheurs, historiens et cinéastes, qui ont décidé de consigner les témoignages de moudjahidine et d’anciens condamnés à mort afin d’exposer, au grand jour, des violations flagrantes des droits de l’homme dont les séquelles persistent encore aujourd’hui.

Les historiens et les chercheurs en histoire d’Algérie s’accordent à dire que la France coloniale a pratiqué la torture dès 1830 et n’a eu de cesse de martyriser les civils et les prisonniers tout au long de sa présence en

Algérie. Ces pratiques ont laissé des séquelles physiques et psychiques sur les moudjahidine et les familles des martyrs qui ont vécu la torture ou les déplacements forcés vers les camps militaires, selon les déclarations de l’avocat des militants et révolutionnaires du Mouvement national et de la Révolution, le regretté Amar Bentoumi, dans le documentaire « Silence, on torture ».

Après des années de lutte et d’écriture de l’histoire, « nous avons pu mettre à nu la réalité de la France coloniale et dévoiler au monde son vrai visage, de bourreaux qui foulaient aux pieds les droits de l’Homme, notamment le droit à la dignité et à la liberté », avait-il indiqué.

« Avec un occupant qui a été jusqu’à coudre les lèvres des moudjahidine, il ne pouvait y avoir d’autre moyen de dialogue en dehors des armes, » a-t-il expliqué.

Réalisé par Mohamed Guettas, le documentaire « Silence, on torture », dont le scénario est signé par Abdelouahab Benmansour, braque la lumière sur les centres de torture, théâtre des pires crimes contre l’humanité, à travers des témoignages vivants de moudjahidine, qui reviennent, non sans peine, sur des scènes de sang et des méthodes de torture imaginées par la soldatesque française pour supplicier les révolutionnaires en les plongeant dans une spirale infinie de douleur et de souffrance.

Grâce à des témoignages vivants, ce film documentaire (produit par le ministère des Moudjahidine) révèle au Monde des crimes contre l’humanité imprescriptibles que la France coloniale a tenté depuis d’occulter à travers ses directives et lois.


Lire aussi: Tamanrasset : le massacre de Tit, un des crimes odieux du colonisateur français en Algérie


Parmi ces témoignages, ceux des moudjahidine Boudjamaa Fellah et Abdelkader Ben Kacimi qui ont évoqué la gégène, le passage à tabac, le viol, la bassine de nuit et bien d’autres méthodes de torture aussi cruelles les unes que les autres. Les moudjahidine Mohamed Bakir et Ameur Hadjersi ont reconnu être encore hantés par les supplices qui leur ont été infligés.

Le documentaire évoque également l’ordonnance N11 cosignée par le ministre de l’Intérieur, Maurice Bourgès Maunoury et le ministre de la Défense, le général Pierre Kœnig, en juillet 1955 portant « adhésion totale et complète du Gouvernement français dans la guerre d’Algérie », et qui stipule de facto d’ouvrir le feu sur tout Algérien dont les mouvements sont suspects.

Au mois d’août de la même année, une autre instruction signée par le ministre de la Justice, Robert Schuman et le général Kœnig précise la conduite à tenir en cas de plaintes pour des crimes perpétrés par les forces de l’ordre, à savoir l’annulation de la responsabilité pénale des auteurs et le classement sans suite des faits, car justifiés par les circonstances, la nécessité, ou l’ordre de la loi. Autrement dit, le pouvoir civil garantissait aux bourreaux la protection et l’impunité, souligné la même source.

« Silence, on torture » consigne la tragédie du peuple algérien, à travers des photos et des séquences d’archives que les enfants d’aujourd’hui auraient peut-être du mal à regarder, mais qui étaient bel et bien le lot quotidien des Algériens loin des yeux des médias étrangers. A présent, ils sont le témoin de l’atrocité abominable du colonisateur et de sa transgression de tous les us et lois garantes de la dignité de l’être humain et de son intégrité physique et morale.

Camps de concentration : le cas de Bouhmama (1954-1962)

Chercheure en histoire à l’Université de Tours en France, Ouanassa Siari Tengour précise, dans le documentaire d’Abderezak Hellal sur les centres de concentration dans les Aurès, que les premiers déplacements forcés des populations autochtones de leurs dechras et faubourgs avaient débuté en novembre 1954 dans les environs d’Oued El Abiod et Oued Addi. Elles furent placées dans ces camps sous haute surveillance militaire.

Elle évoque, à ce propos, la journée du 19 novembre 1954 lorsque les parachutistes du Colonel Ducourneau ont atterri sur les mechtas de

« Hambla », « Akriche » et « Boucetta » où ils ont obligé les femmes à mettre le feu à leurs maisons avant de tirer à bout portant sur celles qui ont refusé et opposé une résistance, à l’instar des chahidate Mansoura et Djoumoua Bouchetta, Fatma Djaghrouri et Fatima Berrehaïl.

Plus précise, l’historienne souligne que le Colonel Ducourneau avait été chargé par le général Cherrière de « la mise en oeuvre » des ordres de déplacement de la population des Aurès vers les camps de concentration, avec « l’accord des autorités civiles », c’est-à-dire l’accord du Gouverneur de Constantine Dupuche , du Gouverneur général Roger Léonard et du ministre de l’intérieur François Mitterrand.


Révolution algérienne: les offensives du 20 août 55, un acte sauvagement réprimé dans le sang


Selon la chercheure, le Général Georges Parlange, ramené du Maroc où il avait acquis une grande expérience dans l’apaisement des tribus et une parfaite maitrise de la langue amazighe, « avait joué un rôle important dans la consécration de l’expérience des camps de concentration ». Le nom de cet Officier des Affaires indigènes, arrivé dans la région (Aurès) début 55 et investi des pleins pouvoirs militaires et civils, est étroitement lié aux Sections administratives spécialisées (SAS), dont la finalité était le contrôle des populations placées dans ces camps.

Le documentaire reprend également le témoignage de Marc Garanger, photographe officiel au sein de son régiment, qui raconte que « les soldats français rasaient les villages d’origine et obligeaient leurs habitants à reconstruire d’autres à proximité des postes militaires entourés de barbelé. Appelés nouveaux villages, ils étaient en réalité des camps de regroupement coloniaux ».

Dans la commune de Bouhmama, les Lire la suite

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Décès de Guy Bedos: Un artiste épris de justice s'en va

Publié le 29/05/2020, par dans Non classé.
Décès de Guy Bedos: Un artiste épris de justice s'en va

ALGER- Humoriste au verbe mordant, homme de théâtre et de cinéma, Guy Bedos, l’ami de l’Algérie qui a vécu dans plusieurs villes du pays, le militant pour les causes nobles et l’anticolonialiste s’est éteint jeudi à l’âge de 85 ans.

Souvent revenu dans son pays natal, Guy Bedos avait décidé de mettre fin à sa carrière sur scène en jouant une dernière fois à Alger son spectacle « Rideau! » en 2013 marquant un retour dans ce pays pour lequel il a toujours pris position dans sa jeunesse contre le colonialisme ou dans les années 1990 contre les violences terroristes.

Citant son idole, l’écrivain Albert Camus, Guy Bedos évoque la célèbre citation de ce dernier, « Entre la justice et ma mère je choisis ma mère », et dit dans une interview à la télévision avoir « préféré la justice et être entré en résistance à la bêtise et à l’injustice ».

Se disant « profondément natif d’Algérie », ce monstre sacré des planches a tourné « Le passé retrouvé:Guy Bedos en Algérie 1988 » avec Mireille Dumas, une occasion pour lui de montrer à son enfant « d’où il venait (…) et ce qu’il a vécu ». Il avait également émis le souhait de s’installer à « Tipasa, près de son ami Albert Camus ».

Dans les années 1990, Guy Bedos se disait « meurtrie dans sa chaire » et « horrifié par la violence islamiste » tout en exprimant son soutien aux femmes et hommes victimes de ces violences ainsi qu’aux artistes et journalistes.

Lors de sa dernière scène à Alger en 2013, son tombé de « Rideau! » sur sa carrière sur les planches, il avait réaffirmé son amour, resté intact, pour l’Algérie et son peuple en clamant sur scène « Autant mourir que de laisser faire du mal à l’Algérie ! ».

Né à Alger en 1934, Guy Bedos a vécu dans la capitale où il a été élève à l’actuel lycée de l’Emir Abdelkader avant de s’installer à Constantine, à Souk Ahras puis à Annaba. Il quitte l’Algérie à 16 ans et vit de la vente de livres avant d’apprendre le théâtre classique et signe sa première mise en scène à 17 ans et demi.

En 1965, il débute au music-hall en co-vedette avec Barbara, puis se lance dans une carrière d’humoriste en formant un duo avec Sophie Daumier. Après leur séparation, il se lance dans une carrière solo, tout en s’affirmant comme un acteur accompli au cinéma et dans des téléfilms.

En tant qu’acteur il compte une filmographie d’une trentaine d’oeuvres au cinéma « Un éléphant ça trompe énormément » (1976), « Nous irons tous au paradis » (1977), « Contre l’oubli » (1991), « La jungle » (2006) ou encore « Et si on vivait tous ensemble » (2012). Son répertoire au théâtre est également riche d’une vigntaine de spectacles.

Il aura également édité une dizaine de publications dont l’autobiographie « Je me souviendrai de tout, journal d’un mélancolique » (2015) et le recueils d’entretiens « J’ai fait un rêve » (2013), un livre qu’il est venu présenter au Salon international du livre d’Alger.Selon son souhait, Guy Bedos sera enterré en Corse cette île qu’il surnommait « mon Algérie de rechange » et dont il aimait « les odeurs de maquis ».

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