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Abderrahmane Belayat : «C’est un acte hostile de la France»

Publié le 21/02/2016, par dans Non classé.

La création en France d’une association à caractère politique dénommée Front de libération nationale (FLN) a des répercussions en Algérie.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège du « FLN historique», Abderrahmane Belayat — qui se considère toujours comme le coordinateur du parti — est sorti de ses gonds pour vilipender l’ancienne puissance coloniale. « C’est une attaque contre l’Etat algérien, et contre un parti symbole de la Révolution», juge l’ancien ministre de l’Habitat sous la présidence de Chadli. Objet de son ire : la décision française d’accepter l’utilisation par une association implantée en France d’un symbole de la Révolution algérienne. Pour lui, il n’y a pas de doute, « cette décision n’est pas innocente». Autre sujet de colère : le silence des autorités. « Ni le ministère de l’Intérieur, ni celui des Affaires étrangères, ni les partis qui soutiennent le Président n’ont réagi», s’est-il insurgé.

« Ils s’en prennent à nous et nous on se tait», a encore déclaré M. Belayat, qui annonce une série d’initiatives de la part des députés et sénateurs du « FLN historique» pour pousser les autorités à réagir. « Nous allons interpeller le gouvernement sur son silence. Et pour le pousser à réagir et à faire ce qui doit être fait», a averti Abderrahmane Belayat. Lancée par des binationaux, cette association à but politique est enregistrée comme « un parti politique algérien établi en France et en Europe visant à concourir à l’exercice des responsabilités électives en Algérie et sur les circonscriptions algériennes en France, en Europe et au-delà à l’international», selon le site Impact 24.

Quoi qu’il en soit, pour M. Belayat, cette décision est la preuve que certains, en France, continuent de considérer l’Algérie comme une « partie de la France» et commettent « un acte hostile» à l’égard de l’Algérie.

Cette affaire intervient alors que la guerre opposant les deux clans du FLN est à nouveau déclarée. Alors que le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, était parvenu à mettre hors d’état de nuire ses adversaires après la tenue du 10e congrès, ses dernières déclarations et prises de position contre le président Bouteflika ont offert à ses opposants une fenêtre de tir et l’espoir de rétablir le contact avec la Présidence. En outre, certains lient l’absence de réaction à cette affaire du premier parti d’Algérie aux relations privilégiées du secrétaire général avec les autorités françaises. Et de rappeler que « Saadani se trouve le plus souvent en France» ; il possède des biens immobiliers dans la capitale et une carte de séjour VIP lui a été délivrée du temps de la présidence de Sarkozy.

Par ailleurs, M. Belayat est revenu sur l’opposition du secrétaire général du FLN à l’article de la Constitution qui stipule que le Président consulte la majorité parlementaire avant de désigner son Premier ministre. Si M. Belayat juge la réaction de Saadani « irresponsable», il estime que cet acte va coûter cher au patron du parti. Car comme le rappelle l’apparatchik du FLN, « le Président ne permettra à personne de toucher à ses prérogatives». Lire la suite

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