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10e Fica: "Le silence des autres", un film contre l'oubli du franquisme et de ses dérives

Publié le 12/11/2019, par dans Non classé.

ALGER – Le long métrage documentaire « Le silence des autres », dédié au long combat judiciaire de rescapés du franquisme pour faire condamner des tortionnaires amnistiés, coréalisé par l’Espagnole Almudena Carracedo et l’Américain Robert Bahar, a été projeté au public lundi à Alger.

D’une durée de 95mn, ce documentaire est en compétition au 10e Festival international du cinéma d’Alger (Fica), dédié au film engagé, qui se tient depuis jeudi dans les salles de l’Office Ryadh El Feth.

Sorti en 2018, le film traite du combat présent des victimes et de leurs descendants pour rendre caduque la loi de 1977, accordant l’amnistie générale aux franquistes et qui avait été votée dans l’urgence de la transition démocratique.

L’existence de cette loi en Espagne a contraint les victimes à se tourner vers la justice argentine.

« Au nom de l’universalité des droits de l’Homme », deux plaignants espagnols saisissent les juges argentins contre des ressortissants espagnols. Jugée recevable, cette plainte a encouragé d’autres victimes et leurs héritiers à s’organiser pour attirer l’attention des médias en Argentine comme en Espagne.

L’âge des victimes transforme ce combat en course contre la montre et de nombreux enfants de victimes, aujourd’hui âgées de plus de 80 ans pour certains, se battent toujours pour restituer les restes mortuaires de leurs parents enterrés dans des fosses communes.

Ce dossier relève de procédures d’extradition d’anciens officiers franquistes accusés d’exécutions sommaires, de vol de bébé, ou encore de torture, en Argentine pour y être jugée. Il se révèle compliqué en raison des longues enquêtes judicaires nécessitant le déplacement de juges et de victimes entre les deux pays.

Le film restitue également les témoignages poignants de victimes, décidées à s’unir pour rompre le « pacte de l’oubli » et faire abroger la loi de 1977.

Si la justice argentine n’a pas réussi jusque-là à faire extrader les anciens tortionnaires franquistes, l’instruction judicaire enclenchée hors Espagne-une première- a permis de tirer de l’oubli la sombre histoire du franquisme pour rouvrir ses pages les plus douloureuses.

L’ouverture d’une fosse commune reste parmi les séquences les plus insoutenables du film: la caméra accompagne l’opération de recherches de restes de victimes, sous le regard d’une dame de 88 ans, venue d’Argentine pour récupérer les ossements de son père, et en présence de descendants de victimes enterrées, elles, sous une autoroute.

Face à la caméra, les plus jeunes victimes du franquisme confient « avoir pardonné sans jamais oublier », mais refusent « une amnistie sans justice ».

Inauguré jeudi, le 10e Fica se poursuit jusqu’au 16 novembre avec au programme de la compétition documentaire deux autres films retenus dans cette catégorie.

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Festival international de danse contemporaine: l'Algérie, l'Egypte, le Maroc et la Tunisie à l'honneur

Publié le 12/11/2019, par dans Non classé.

ALGER- Des chorégraphies conçues dans des thématiques en lien avec le droit de la femme à s’émanciper, la tradition ancestrale, la lutte des classes et l’aspiration au changement, ont été présentées, lundi soir à Alger, par des troupes de danse, d’Algérie, Mali, Egypte, Maroc et Tunisie, dans le cadre du 10e Festival international de danse contemporaine, devant un public peu nombreux.

« Le rêve », « Les sorciers », « Moch hilm » (ce n’est pas un rêve), « Dhadjidj Es’Semt » (le bruit du silence) et « Kayen ? » (Y a t-il ?), sont les intitulés des performances accueillies à l’Opéra d’Alger et exécutées avec autant d’intensité et de grâce, par les ballerines et les danseurs des troupes, « Mosta. Stars », Karembastudio et les compagnies, de danse contemporaine d’Egypte ainsi que « Col Jam », marocco-tunisienne, respectivement.

Fatma Chikh Djaoutsi, de la troupe, « Mosta. Stars » de Mostaganem, rêve de devenir une danseuse étoile, malgré les regards obliques et les brimades qu’elle subit au quotidien, de la part d’une société sclérosée qui refuse d’entendre raison, jusqu’au moment où Khaled Gourinete et Khelifa Benbrahim Rachid, deux danseurs aux talents confirmés, s’invitent dans un de ses rêves pour la libérer à travers une courte danse qu’ils exécuteront à trois, dans la beauté du geste et la grâce du mouvement.

S’inspirant d’une histoire familiale, le chorégraphe, metteur en scène et danseur malien, Aly Karembe entendait, à travers « Les sorciers », performance à huit tableaux, répercuter sur la scène artistique, une tradition ancestrale, qui voulait que les « membres d’une même famille », élisent celui qui devait « partir travailler en terre d’exil » et qui devait être, pour cela, le plus « fort » et le plus « dynamique ».

Soutenu par la ballerine, Sylvie Kouame et les danseurs, Bocar Dembelé et Chek Djalou, Aly Karembe retournera au village paternel, malgré toutes les contraintes, récupérer le titre de son père, élu par sa famille et assassiné par ses détracteurs, « jaloux de sa force et ses succès commerciaux ».


Lire aussi: Festival de danse contemporaine: prestations diverses sur « la recherche et la compréhension de soi »


Dans une prestation qui aura franchi les limites du 4e art, « Moch hilm » de l’Egyptienne Sally Ahmed, fait appel à l’utilisation de dialogues et d’accessoires pour une mise en situation universelle, plus crédible, avec une plus grande sensibilisation sur le traitement que les gens aisés réservent à leurs employés qu’ils considèrent comme des « sujets ».

La trame de la performance égyptienne, menée par les ballerines, Sherly Ahmed, Youmna Mosaâb, Halla Imam et Rasha Wakiel, ainsi que les danseurs, Amer Atef et Nour Henidy, raconte l’histoire de deux servantes dans une grande propriété privée, très mal traitées par la maîtresse des lieux, renvoyant ainsi à une époque supposée révolue dans un « appel de détresse » qui a fait interagir l’assistance avec les artistes.

Plus dans le questionnement encore, le jeune, Abdessamad Seddouki de Sidi Bel Abbès, un habitué du festival avec huit participations à son compteur, est venu pour faire entendre le « bruit du silence », où il met brillamment en scène un personnage dépressif et agité qu’il interprète, « certainement victime d’une société impitoyable à l’égard des faibles », dira t-il, utilisant judicieusement, comme leitmotiv, le geste récurrent du renversement de la main, synonyme de toutes les interrogations, dans une courte chorégraphie empreinte du sentiment d' »anxiété et de colère ».

La Compagnie marroco-tunisienne « Col’Jam », composée par Wajdi Gagui, chorégraphe et concepteur du spectacle, Ahlam El Morsli, Soufiane Naym et Ester Lozano Torné, est venue avec « Kayen ? », une mise en garde contre la société de consommation, présentée dans une prestation dominée par des mouvements, exprimant, sous un éclairage vif, la colère et la violence et des personnages qui finissent par se souiller le corps de poudre blanche, gardée jusque là dans des sacs déposés le long de la scène.

En présence de représentants, du ministère de la Culture, et des missions diplomatiques accrédité à Alger des pays au programme de la soirée notamment, l’assistance a apprécié de belles poésies en mouvement, savourant chaque moment de la soirée dans l’allégresse et la volupté.

Outre les troupes algériennes, douze pays prennent part au 10e Festival international de la danse contemporaine d’Alger qui se poursuit jusqu’au 13 novembre, avec au programme de la journée de mardi des ballets d’Algérie, de Hongrie et de Syrie.

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Développer des approches scientifiques de protection des vestiges submergés

Publié le 11/11/2019, par dans Non classé.

CONSTANTINE – Des approches scientifiques et pratiques de traitement des vestiges submergés doivent être développées afin d’en assurer une meilleure protection, a estimé le conservateur du patrimoine culturel au musée public national maritime d’Alger, Nadjib Benaouda.

Intervenant au cours des travaux d’une journée d’étude sur « le cadre juridique de protection du patrimoine culturel » tenue du palais du Bey, le même cadre a souligné que ces approches reposent sur les fouilles, l’étude et le recensement ainsi que la formation y compris à la plongée.

Le conférencier qui s’exprimait devant les cadres de plusieurs musées nationaux et des étudiants en histoire a regretté l’absence d’indices sur des découvertes antérieures à 1949 puisque le premier rapport sur la question date des années 1970 et concerne les vestiges du vieux port de Tipaza. Il a aussi estimé que les tentatives de recherche sont restées désordonnées et individuelles jusqu’à 2004.

M. Benaouda a déclaré qu’une équipe de cinq cadres du musée national maritime a suivi une formation au fouille archéologique maritime en Malte suivi d’un workshop à Alger ayant bénéficié également à des chercheurs du centre national de recherche en archéologie. Durant ce workshop, a-t-il dit, des vestiges métalliques qui appartiendraient au navire français Sphinx qui avait chaviré en 1845 près de la page El Marsa à Tamentfoust (Est d’Alger) en plus de 10 moulins en pierre sur la plage Jean Bart mitoyenne.

Effectuée en coordination avec la direction générale de la protection civile, la formation de cette équipe constitue le noyau du début effectif de protection des biens culturels submergés sous l’égide du ministère de la culture, a souligné l’intervenant.

L’Algérie possède un littoral qui constitue un véritable musée sous-marin au vue des nombreux vestiges des différentes civilisations s’y trouvant. Plusieurs communications sur la protection sécuritaire du patrimoine et l’entretien du patrimoine immatériel ont été présentées durant la rencontre organisée dans le cadre de la 3ème édition de la manifestation « le patrimoine des civilisations pont de communication » qui se tient du 9 au 14 novembre avec au menu des sorties vers les sites historiques de Constantine et workshops pour enfants.

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10e Fica : projection de "L'envers de l'histoire", parcours d'une militante en Serbie

Publié le 11/11/2019, par dans Non classé.
10e Fica : projection de

ALGER – Le long métrage documentaire « L’envers de l’histoire », portrait de la militante et universitaire serbe Srbijanka Turajlic et de sa famille avec un focus sur son parcours durant les années1990, réalisée par la Serbe Mila Turajlic a été projeté dimanche au public.

D’une durée de 103 mn, ce film a été projeté en compétition documentaire du 10e Festival international du cinéma engagé qui se tient depuis jeudi à la salle Ibn Zaydoun.

Le film commence par une conversation entre la réalisatrice et sa mère militante dans un appartement de Belgrade que possède la famille depuis trois générations et qui a été divisé à la fin des années 1940, jugé trop grand pour une seule famille par les services de sécurité yougoslave.

Cet appartement divisé à l’époque communiste puis réunifié plus de cinquante ans plus tard représente à lui seul l’histoire de ce pays qui a pris plusieurs formes et plusieurs couleurs politiques.

Professeur de mathématique à l’université de Belgrade, Srbijanka Turajlicraconte son parcours de militante qui a accompagné et encadré les mouvements de protestation des étudiants contre l’instabilité politique, la politique de Slobodan Milosevic et la guerre civile qui a déchiré le pays.

Avec ses amis universitaires la militante raconte le déchirement de l’élite intellectuelle mais aussi au sein de la population qui s’est

souvent retrouvée face à face dans des confrontations sanglantes ainsi que la dureté de la crise économique qu’a traversé la Serbie.

Entre deux tâches ménagères ou deux passages à la télévision la militante évoque sa prise de responsabilité et les conséquences en résultant avec des images d’archives de ces discours. Elle explique également des conflits ethnique et religieux créés de toute pièce pour accroître l’intensité de la crise.

Près de vingt ans après la chute de Slobodan Milosevic (en octobre 2000), Srbijanka Turajlic porte un regard très critique sur l’évolution de la vie politique de son pays avouant de manière très philosophique son « échec en matière de lutte pour les libertés » et reprochant à l’élite de ne pas avoir tracé l’après octobre 2000.

Inauguré jeudi, le 10e Fica se poursuit jusqu’au 16 novembre avec encore au programme de la catégorie documentaire « Sur les traces de Mamani Abdoulaye » de la nigérienne Amina Abdoulaye Mamani ou « L’école du changement » co réalisé par l’Algérien Chergui Kharroubi et la Belge Anna Shiffmann.

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Festival de danse contemporaine: prestations diverses sur "la recherche et la compréhension de soi"

Publié le 11/11/2019, par dans Non classé.
Festival de danse contemporaine: prestations diverses sur

ALGER- La scène du 10e Festival culturel international de danse contemporaine (Fcidca) a accueilli dimanche soir à Alger, outre l’Algérie, la Russie, invitée d’honneur, la France, l’Ukraine et l’Espagne qui ont livré des prestations en lien avec « la recherche et la compréhension de soi », comme thématique principale, exprimée de différentes manières à travers des performances, en groupe, en duo ou en solo.

Sous un éclairage direct et varié, la scène de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh est apparue au nombreux public dans toute sa splendeur, accueillant, près de deux heures et demie durant, pas moins de six performances, rendues par, le trio algérien, »Dream Team » de Tizi-Ouzou, le duo russe de « danseurs étoiles » du « Théâtre du Bolchoï », la troupe française, « Zahrabat », le trio ukrainien « ConDan Space » et la Compagnie espagnole, « Elias Aguirré ».

Composé des jeunes femmes, Lamia Amrani, chorégraphe et metteure en scène, Melissa Benabdelaziz et Lisa Zerraf, le trio, »Dream Team » de Tizi-Ouzou a présenté « Entre raison et folie », une prestation de courte durée certes, mais qui a laissé une « bon ne impression » chez le public, car traitant du déchirement intérieur que vit l’individu, entre la nécessité de préserver sa lucidité et l’adversité des pressions qu’il subit de l’extérieur, le poussant à la folie.

A travers une sémantique des accoutrements, en adéquation avec les personnages, les rôles, du « sujet », rendu par Lamia Amrani, dans une robe mi-noire, mi blanche, « la raison », interprété par Lisa Zerraf, toute de blanc vêtue et « la folie », incarné par Melissa Benabdelaziz toute en noire, ont été mis en valeur par les trois ballerines, chacune réussissant à atteindre la mesure du caractère de son personnage, à l’instar de Lamia Amrani qui a su passer de l' »apaisement », quand elle se sent prémunie en présence de « la raison », au « tourment », lorsqu’elle est approchée par « folie ».

La Russie, a présenté deux programmes séparés, animés par le duo, Ekatarina Bésédinc et Mikhaïl Kryuchkov, qui ont excellé de maitrise et de technique, sous la direction du chorégraphe, Alexander Ryuntyu.

« La Sylphide », une œuvre du ballet romantique créé en 1832 par Fillipo Taglioni, sur un livret d’Adolphe Nourrit, a séduit les spectateurs qui ont apprécié les deux danseurs, exécutant une performance de haute facture, soumise aux normes académiques connu des grandes écoles de danse.

Dans une autre tonalité, la performance, « Danse contemporaine » a été exécutée par le duo russe, avec beaucoup d’énergie et une gestuelle plus actuelle s’adressant à la nouvelle génération de danseurs, ce qui a fait réagir le public algérois qui a longtemps applaudi le rendu russe.


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ALGER- La scène du 10e Festival culturel international de danse contemporaine (Fcidca) a accueilli dimanche soir à Alger, outre l’Algérie, la Russie, invitée d’honneur, la France, l’Ukraine et l’Espagne qui ont livré des prestations en lien avec « la recherche et la compréhension de soi », comme thématique principale, exprimée de différentes manières à travers des performances, en groupe, en duo ou en solo.

Sous un éclairage direct et varié, la scène de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh est apparue au nombreux public dans toute sa splendeur, accueillant, près de deux heures et demie durant, pas moins de six performances, rendues par, le trio algérien, »Dream Team » de Tizi-Ouzou, le duo russe de « danseurs étoiles » du « Théâtre du Bolchoï », la troupe française, « Zahrabat », le trio ukrainien « ConDan Space » et la Compagnie espagnole, « Elias Aguirré ».

Composé des jeunes femmes, Lamia Amrani, chorégraphe et metteure en scène, Melissa Benabdelaziz et Lisa Zerraf, le trio, »Dream Team » de Tizi-Ouzou a présenté « Entre raison et folie », une prestation de courte durée certes, mais qui a laissé une « bon ne impression » chez le public, car traitant du déchirement intérieur que vit l’individu, entre la nécessité de préserver sa lucidité et l’adversité des pressions qu’il subit de l’extérieur, le poussant à la folie.

A travers une sémantique des accoutrements, en adéquation avec les personnages, les rôles, du « sujet », rendu par Lamia Amrani, dans une robe mi-noire, mi blanche, « la raison », interprété par Lisa Zerraf, toute de blanc vêtue et « la folie », incarné par Melissa Benabdelaziz toute en noire, ont été mis en valeur par les trois ballerines, chacune réussissant à atteindre la mesure du caractère de son personnage, à l’instar de Lamia Amrani qui a su passer de l' »apaisement », quand elle se sent prémunie en présence de « la raison », au « tourment », lorsqu’elle est approchée par « folie ».

La Russie, a présenté deux programmes séparés, animés par le duo, Ekatarina Bésédinc et Mikhaïl Kryuchkov, qui ont excellé de maitrise et de technique, sous la direction du chorégraphe, Alexander Ryuntyu.

« La Sylphide », une œuvre du ballet romantique créé en 1832 par Fillipo Taglioni, sur un livret d’Adolphe Nourrit, a séduit les spectateurs qui ont apprécié les deux danseurs, exécutant une performance de haute facture, soumise aux normes académiques connu des grandes écoles de danse.

Dans une autre tonalité, la performance, « Danse contemporaine » a été exécutée par le duo russe, avec beaucoup d’énergie et une gestuelle plus actuelle s’adressant à la nouvelle génération de danseurs, ce qui a fait réagir le public algérois qui a longtemps applaudi le rendu russe.


Lire aussi: Le 10e Festival culturel international de danse contemporaine s’ouvre à Alger


Quatre danseurs, venus de Roubaix ( Nord de la France), Brahim Bouchlaghem, chorégraphe et metteur en scène, Sacha Vangrevlynghe, Al Houseyni N’Diaye et Fouad Tzouza, formant l’Ensemble « Zahrabat », ont proposé de comprendre la « fuite du temps », dans une performance très physique qui rappelle la différence des époques et qu’à chacune son temps.

Venu de Lviv (est de l’Ukraine), le trio féminin, Natalia Pienkina, Maria Bakalo et Alisa Nesterova, formant l’Ensemble « ConDan Space », a présenté, « From the Archive », une chorégraphie conçue sur l’histoire du corps humain, en perpétuelle dualité avec l’esprit qui l’instruit selon les situations.

S’inspirant des corpus de leurs vies respectives, les trois ballerines ont suggéré à l’assistance de tenter de comprendre les réactions du corps humain, face aux « agressions » extérieures, avant de suivre le cheminement du développement de soi pour bien saisir le passage à l’âge adulte et finir par « s’accepter comme on est ».

Laissant le corps livrer au public sa propre vérité, l’Ensemble « ConDan Space », pour la première fois à Alger, a rendu une performance empreinte de douceur, et de finesse, longtemps applaudie par les spectateurs.

Représentant l’Espagne, Elias Aguirre, danseur, chorégraphe et metteur en scène a commencé par révéler les « origines algérienne de son grand père », d’où sa décision de « lui dédier » sa première performance à Alger, qu’il a intitulé, « Marche bizarre », présentée en plusieurs parties, traitant de l’homme face au monde des insectes et des émotions qu’elles provoquent chez lui, après une agression.

Douze pays prennent part au 10e Festival culturel international de danse contemporaine d’Alger, qui se poursuit jusqu’au 13 novembre, avec au programme de lundi, outre l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Mali et l’Egypte.

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10e FICA: la situation de la femme créatrice dans le domaine de l'industrie cinématographique en débat

Publié le 10/11/2019, par dans Non classé.

ALGER – « Femmes au cinéma, femmes de cinéma » a été, dimanche à la salle Frantz Fanon à l’Office Riadh El Feth (Alger), le thème d’une table ronde organisée dans le cadre du 10e Festival international du cinéma d’Alger (FICA), en présence de la cinéaste algérienne Amina Bedjaoui Haddad et de cinéastes femmes d’Italie, de France et de Burkina Faso.

Cette rencontre dont la modératrice a été la critique franco-algérienne Nadia Meflah a permis d’évoquer les disparités entre cinéastes hommes et femmes en termes de thèmes traités, d’opportunités de travail et de financement aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement.

Les participantes ont, ainsi, mis en exergue les difficultés auxquelles elles sont confrontées dans les différents métiers du cinéma, notamment la réalisation et la production.

Soulignant que « les réalisatrices sont souvent critiquées pour les thèmes qu’elles choisissent », les intervenantes ont été unanimes à dire que « nombreux sont les cinéastes et critiques qui estiment que les cinéastes femmes devraient se contenter des thèmes relatifs à la femme et laisser les autres sujets aux hommes ».

Dans ce cadre, la cinéaste burkinabé Apolline Traoré a raconté que le fait de traiter dans l’un de ses films le problème de l’impuissance sexuelle a suscité « une vague d’indignation et de colère » non seulement chez les cinéastes et les critiques mais aussi chez le public. Entre autres problèmes rencontrés, elle a cité la difficulté d’obtenir un financement en comparaison avec ses collègues hommes.

Pour sa part, la cinéaste française, née à Constantine, Jacqueline Gozland a estimé que « la femme qui, temps de conflit et de guerre, participe à la résistance aux côtés de l’homme, voit son rôle régressé, une fois la paix et la sécurité restaurées, en ce sens que la société tente de la confiner dans les tâches ménagères et l’éducation des enfants ».

L’écrivaine et journaliste italienne Luciana Castellina a mis en exergue l’impératif pour les femmes cinéastes de diversifier les thèmes abordés sans pour autant laisser de côté les questions propres à la femme, qui sont traitées avec beaucoup d’esthétisme et de courage, soulignant les efforts consentis dans le domaine du cinéma pour imposer la vision de la femme.

Elle a fait savoir que la problématique soulevée n’était pas spécifique aux pays en développement mais aussi aux pays où l’industrie cinématographique est prospère, citant le nombre de cinéastes distinguées dans les plus grands festivals, à l’image de « Cannes » ou des « Oscars ».

De son côté, la réalisatrice Amina Haddad a souligné la volonté ses cinéastes algériennes de s’imposer par leur travail et leur engagement, citant pour exemple les jeunes réalisatrices à l’instar de Drifa Mezenner et Yasmine Chouikh.

Affirmant que les efforts des cinéastes algériennes ne se limitent pas à la production, elle a tenu à saluer les démarches visant à trouver des espaces à même de contribuer au développement du cinéma et à transmettre, par l’image, les préoccupations du citoyen.

Pour les participantes, le plus important reste la présentation des œuvres aux téléspectateurs et à faire parvenir le message.

Le 10e FICA se poursuivra jusqu’au 16 novembre à salle Ibn Zaydoun.

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