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Festival du film amazigh: "Isegmi n Tayri" de Lounes Medjnah projeté à Tizi Ouzou

Publié le 01/03/2019, par dans Non classé.
Festival du film amazigh:

TIZI-OUZOU – Le long métrage « Isegmi n Tayri » de Lounes Medjnah, projeté vendredi à Tizi-Ouzou, en ouverture de la compétition pour l’Olivier d’Or, de la 17ème édition du festival culturel national annuel du film amazigh (FCNAFA) est un film plein d’émotion dont le jeu des acteurs a été fortement apprécié par l’assistance.

Cette production, qui a été projeté à la salle des spectacles de la maison de la culture Mouloud Mammeri et avec lequel l’acteur Lounes Medjnah, signe son entrée dans le monde de la réalisation, est une histoire d’amour dramatique très réaliste, de deux jeunes qui se rencontrent dans un arrêt de bus. Il s’agit d’Idir médecin spécialiste, issu d’une famille pauvre qui vit seul avec sa mère malade et Amel, fille d’un riche propriétaire d’une entreprise de bâtiment.

Une histoire d’amour ordinaire dans laquelle pourraient se reconnaître de nombreux jeunes, car le scénario raconte, dans un kabyle truffé de mots en français, une réalité sociale algérienne. Une histoire qui n’aboutit pas à cause d’une mère qui, sans même chercher à connaitre le jeune prétendant, s’oppose au mariage de sa fille, elle aussi médecin, avec l’homme qu’elle a choisi parce qu’il n’appartient pas à la même classe sociale que sa famille.

Le frère de Amel qui a de mauvaises fréquentations et qui lorsqu’il décide de quitter ses deux amis qui, en réalité, ne s’intéressaient qu’à son argent, est agressé par l’un d’entre eux qui l’a laissé pour mort. Ce même frère Karim devenu paraplégique suite à cette agression sera pris en charge par Idir, ce médecin dont il n’a pas voulu comme beau frère et qu’il avait projeté de faire exécuter.


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Cette production, qui a été projeté à la salle des spectacles de la maison de la culture Mouloud Mammeri et avec lequel l’acteur Lounes Medjnah, signe son entrée dans le monde de la réalisation, est une histoire d’amour dramatique très réaliste, de deux jeunes qui se rencontrent dans un arrêt de bus. Il s’agit d’Idir médecin spécialiste, issu d’une famille pauvre qui vit seul avec sa mère malade et Amel, fille d’un riche propriétaire d’une entreprise de bâtiment.

Une histoire d’amour ordinaire dans laquelle pourraient se reconnaître de nombreux jeunes, car le scénario raconte, dans un kabyle truffé de mots en français, une réalité sociale algérienne. Une histoire qui n’aboutit pas à cause d’une mère qui, sans même chercher à connaitre le jeune prétendant, s’oppose au mariage de sa fille, elle aussi médecin, avec l’homme qu’elle a choisi parce qu’il n’appartient pas à la même classe sociale que sa famille.

Le frère de Amel qui a de mauvaises fréquentations et qui lorsqu’il décide de quitter ses deux amis qui, en réalité, ne s’intéressaient qu’à son argent, est agressé par l’un d’entre eux qui l’a laissé pour mort. Ce même frère Karim devenu paraplégique suite à cette agression sera pris en charge par Idir, ce médecin dont il n’a pas voulu comme beau frère et qu’il avait projeté de faire exécuter.


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La place de la fille, en dépit de son niveau d’instruction, au sein de la famille à qui la mère préfère le garçon, les maux sociaux (alcoolisme et drogue) et leurs conséquences (vol et agression), le regard méprisant du riche au pauvre (cas de Karim qui ne respecte pas les ouvriers de son père alors que ce dernier les considère comme ses partenaires) sont autant de scènes qui abordent quelques réalités de la société, et qui renforcent la charge dramatique de ce long métrage de 114 minutes.

Plusieurs scènes sont chargées d’émotion dont l’une des plus fortes est la lettre écrite par Amel à Idir pour lui faire ses adieux lui promettant de donner son nom au premier garçon qu’elle mettra au monde. Le film se termine sur une rencontre entre Idir et Amel, quelques années après leur rupture, tous deux ayant fait sa vie de son coté. Amel a eu un garçon qu’elle a prénommé Idir et Idir a eu une fille a qui il a donné le prénom de Amel. Une sorte de renaissance de l’Amour ou « Isegmi n Tayri » en kabyle d’où le titre de ce log métrage.

Durant le débat qui a suivi la projection, des producteurs, des gens du cinéma et des universitaires dont un enseignant en tamazight, ont relevé que le film est trop long et ont conseillé de réduire certaines scènes. Le réalisateur qui a reconnu que son film est effectivement long, a expliqué qu’au départ il voulait faire un feuilleton mais par manque de moyen il en a fait un long métrage et a promis de réduire la durée du film et de l’améliorer.

Les intervenants ont été unanimes à saluer le jeu des acteurs qui ont réussi à transmettre de l’émotion. Ils ont par ailleurs relevé quelques erreurs techniques notamment en matière d’éclairage des scènes de nuit qui sont jouées quasiment dans le noir, le sous-titrage en français plein d’erreurs d’orthographes, le manque de punch dans la trame dramatique et le recours dans les dialogues, à des mots en français alors que les équivalents en kabyle existent et sont toujours d’usage.

La projection des films en compétition s’est poursuivi dans l’après midi avec au programme deux documentaires « l’Islam de mon enfance » de Nadia Zouaoui et « Juba II » de Mokrane Ait Saada et trois courts métrages à savoir « Ughaled » de Hafidh Ait Braham, « celui qui brule » de Slimane Bounia et « Aygher a ddunit » de Nabil Chalal. 23 productions sont en compétition pour l’Olivier d’or la plus haute distinction de ce festival, rappelle-t-on.

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