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Film amazigh: "Tuqqit" de Karim Mouhali, une fiction qui explore l’âme d’un non voyant

Publié le 02/03/2019, par dans Non classé.
Film amazigh:

TIZI-OUZOU – « Tuqqit » de Karim Mouhali, un long métrage projeté samedi à la maison de la culture de Tizi-Ouzou, dans le cadre de la compétition pour l’Olivier d’or, la plus haute distinction du Festival culturel national annuel du film amazigh (FCNAFA), tente d’explorer l’âme d’une personne non voyante.

C’est à travers Youcef personnage principal que ce film de 107 mn, dont le scénario est signé Mohand Lmouloud Oubeka, tente de lever un peu le voile sur les pensées intérieures d’une personne aveugle qui perd la vue suite a un accident, d’où le titre de ce film « Tuqqit » ou « le Choc ».

La trame du film se déroule et se laisse presque entrainer par les espoirs et désespoirs, l’envie de se battre, ou d’en finir, de Youcef.

Le film s’ouvre sur deux gros plans d’un jeune qui remplissait un seau de sable et d’une poulie qui tourne. C’est cette poulie qui va lâcher avec son chargement, le seau de sable que Youcef, étudiant brillant en troisième année de médecine, venait de remplir et qu’il reçoit sur sa tête dans un choc violent qui le plongera dans le coma pendant neuf jours. A sa sortie du coma Youcef perd la vue.

En quittant l’hôpital, il entame avec résignation sa nouvelle vie dans un monde sans couleurs et sans lumière. L’envie de se battre le pousse à s’inscrire dans une école pour non voyant afin d’apprendre le braille et poursuivre ses études à l’université.

Le désespoir de Youcef s’exprime lorsque son ami le conduit au bord d’un lac ou ils avaient l’habitude de se rendre et dont il ne peut plus apprécier la beauté et lorsqu’on lui propose une opération délicate qui comporte de gros risques qu’il accepte, mais qu’il en subira pas suite au refus de ses parents.

Une scène dans laquelle on voit Youcef debout à un arrêt de bus attendant son bus pour rejoindre l’école des aveugles, entrain d’écouter le chant d’un oiseau enfermé dans une cage, révèle la sensibilité du non voyant qui voit avec son cœur et son esprit.


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C’est à travers Youcef personnage principal que ce film de 107 mn, dont le scénario est signé Mohand Lmouloud Oubeka, tente de lever un peu le voile sur les pensées intérieures d’une personne aveugle qui perd la vue suite a un accident, d’où le titre de ce film « Tuqqit » ou « le Choc ».

La trame du film se déroule et se laisse presque entrainer par les espoirs et désespoirs, l’envie de se battre, ou d’en finir, de Youcef.

Le film s’ouvre sur deux gros plans d’un jeune qui remplissait un seau de sable et d’une poulie qui tourne. C’est cette poulie qui va lâcher avec son chargement, le seau de sable que Youcef, étudiant brillant en troisième année de médecine, venait de remplir et qu’il reçoit sur sa tête dans un choc violent qui le plongera dans le coma pendant neuf jours. A sa sortie du coma Youcef perd la vue.

En quittant l’hôpital, il entame avec résignation sa nouvelle vie dans un monde sans couleurs et sans lumière. L’envie de se battre le pousse à s’inscrire dans une école pour non voyant afin d’apprendre le braille et poursuivre ses études à l’université.

Le désespoir de Youcef s’exprime lorsque son ami le conduit au bord d’un lac ou ils avaient l’habitude de se rendre et dont il ne peut plus apprécier la beauté et lorsqu’on lui propose une opération délicate qui comporte de gros risques qu’il accepte, mais qu’il en subira pas suite au refus de ses parents.

Une scène dans laquelle on voit Youcef debout à un arrêt de bus attendant son bus pour rejoindre l’école des aveugles, entrain d’écouter le chant d’un oiseau enfermé dans une cage, révèle la sensibilité du non voyant qui voit avec son cœur et son esprit.


Lire aussi: Festival du Film amazigh: « Juba II » de Mokrane Ait Saada, flash-back sur un roi pacifiste


Youcef se compare à cet oiseau que ses propriétaires pensent qu’il est entrain de chanter alors que ses chants ne sont que des lamentations comme lui qui tente de faire bonne figure devant ses parents en cachant sa grande douleur.

C’est à cet arrêt de bus qu’un homme l’agresse violement à la tête à coup de canne, ignorant qu’il est non voyant et pensant qu’il était entrain de draguer sa fille, sa maison étant située juste en face. Youcef se retrouve de nouveau à l’hôpital et après trois jours d’hospitalisation, il retrouve la vue.

Youcef pardonne à son agresseur traduit devant la justice et accepte d’épouser sa fille pour faire taire les rumeurs. Le film s’achève sur une nouvelle agression de Youcef qui tombe par terre suite au choc subit et perd de nouveau la vue.

Lors des débats qui ont suivis cette projection, des réalisateurs présents dans la salle dont Lounes Medjnah qui participe à cette compétition avec un long métrage, Djamel Ould Braham lui aussi en compétition avec un court métrage et Mohamed Rahal, ont relevé quelques erreurs techniques et la quasi l’absence de plans panoramiques.

Les critiques ont également regretté que ce film soit trop long, relevant aussi « beaucoup de vide » et des « séquences qui n’ont pas une grande valeur qui ont alourdi le film ». L’histoire a été par contre appréciée par les intervenants.

Le FCNAFA qui est a sa 17ème édition cette année, met en compétition un total de 23 films dont 4 longs métrages, 10 courts métrages, six films documentaires et trois d’animation. La cérémonie de remise des prix aura lieu lundi prochain à la maison de la culture Mouloud Mammeri, rappelle-t-on.

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