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Le rééchelonnement des crédits bancaires rejeté

Publié le 13/02/2017, par dans Non classé.

Le collectif d’appui à la microentreprise Ansej-CNAC-Angem (CAME) de la wilaya de Tizi Ouzou rejette la décision de rééchelonnement des crédits bancaires, annoncée il y a quelques jours par le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi. Les représentants du collectif ont estimé, hier, à l’occasion de l’assemblée générale tenue à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, que cette mesure n’est rien d’autre que de « la poudre aux yeux» à des entreprises déjà en difficulté.

Le président du CAME, Karim Mebrouk, affirme que le collectif refuse ces mesures qui visent, selon lui, « à faire payer aux microentreprises l’échec de la politique d’emploi engagée à travers les différents dispositifs Ansej-CNAC-Angem». Il explique : « Faute de planification et par souci de gonfler les chiffres, ces dispositifs d’emploi, notamment l’Ansej, a profité à n’importe qui. Il existe même des cas où des entreprises ont été financées sans aucun apport personnel.» L’orateur invite les promoteurs des microentreprises à « ne pas tomber dans le piège du rééchelonnement des dettes bancaires, dont l’unique but est celui d’apaiser les esprits». Il qualifie ce rééchelonnement de « décision à caractère politique».

Le CAME, ayant à son actif plus de 2000 adhérents, a introduit, dira le même intervenant, des propositions afin de gérer la situation de crise qui guette les promoteurs Ansej-CNAC-Angem, dont notamment « un remboursement des crédits à long terme après une phase de différé», ajoute-t-il, estimant la période de l’acquittement des dettes à plus de 23 ans. Le CAME a aussi exigé l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires entamées à l’encontre de certains promoteurs n’ayant pas remboursé.

L’effacement intégral des dettes n’a jusque-là jamais été revendiqué par le CAME, mais « l’exiger est une possibilité qui n’est pas à écarter», affirme Yacine Guellal, secrétaire général du CAME. Il rappelle de son côté la nécessité « de créer un environnement favorable au travail des microentreprises afin de leur permettre de subsister». Il est à noter, par ailleurs, que le collectif d’appui à la microentreprise a annoncé la signature d’un accord avec une compagnie d’assurances. Il vise à « mettre à l’abri des risques, les différents promoteurs de la branche agricole, tout en instaurant un principe de professionnalisme», souligne-t-on.
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