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«Nous ne sommes plus en conflit avec la France»

Publié le 16/02/2016, par dans Non classé.

Pour la partie algérienne trois principaux dossiers, à savoir les archives, les disparus algériens durant la guerre de Libération nationale et les indemnisations des victimes des essais nucléaires effectués dans le Sahara algérien, étaient sur la table des discussions.
Invité du forum de la Chaîne 3 de la Radio nationale, Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, s’est livré à un exercice d’équilibriste pour rendre compte de sa visite officielle en France à l’invitation de son homologue. Si cette visite constitue une première depuis l’indépendance pour un ministre des Moudjahidine algérien, elle marque également un virage dans le discours officiel à l’égard de l’ancien colonisateur. Pour la partie algérienne, trois principaux dossiers — à savoir les archives, les disparus algériens durant la guerre de Libération nationale et les indemnisations des victimes des essais nucléaires effectués dans le Sahara algérien — étaient sur la table des discussions.

Ainsi, sur la question de la repentance, M. Zitouni a balisé la question en estimant que « ces dossiers passent avant la demande de repentance et les excuses sur le passé colonial que réclame l’Algérie à la France». Il semblerait que le régime ait décidé de favoriser l’apaisement, au moment où les relations entre les deux pays sont décrites comme « excellentes». Alger et Paris préférant accorder, ces deux dernières années, un traitement « dépassionné» aux pages de l’histoire commune. Et M. Zitouni de rappeler que l’Algérie « n’est plus en conflit avec la France».

Du coup, le ministre a préféré mettre l’accent sur ce qu’il appelle le « changement d’attitude de la France à l’égard de l’Algérie» et rappeler le voyage de François Hollande à Alger, la gerbe de fleurs qu’il a déposée au carré des Martyrs, mais également la signature du Traité d’amitié entre les deux pays. Autant de gestes qui marquent la volonté d’apaisement du côté français.

Par ailleurs, pour M. Zitouni, ce changement d’attitude s’est accompagné de la reconnaissance par la France de la Guerre d’Algérie, alors que jusqu’alors, les autorités françaises parlaient des « événements d’Algérie». « Avant, la France désignait la guerre comme les événements d’Algérie. Aujourd’hui ce n’est plus le cas.» Concernant les archives nationales, le ministre a reconnu que la question était « sensible».
Il a profité du forum de la Radio nationale pour rappeler qu' »une commission était déjà installée depuis avril 2015» et qu' »elle travaillait pour rapprocher les deux points de vue», sans plus de précision.

Autre sujet abordé : les essais nucléaires de Reggane et les indemnisations des victimes. Là aussi, le ministre s’est contenté de rappeler la mise en place d’une commission mixte, tout en soulignant que cette question sensible ne pourra pas être éludée : « C’est une question sur laquelle on ne peut pas revenir en arrière.» Une réponse au refus de l’Etat français d’indemniser les victimes des essais nucléaires effectués en Algérie et en Polynésie, selon des révélations parues dans la presse. « Ils ne peuvent pas nier qu’il y a eu des essais nucléaires à Reggane, qui ont fait de très nombreuses victimes et eu des effets sur l’environnement.» Lire la suite

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