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Le 6e festival international du cinéma engagé d'Alger consacre une place importante aux oeuvres des jeunes cinéastes

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.
Le 6e festival international du cinéma engagé d'Alger consacre une place importante aux oeuvres des jeunes cinéastes
ALGER- Le 6e Festival international du cinéma engagé d’Alger (12-19 décembre) consacre une place importante aux oeuvres des jeunes cinéastes engagés en faveur des causes humanitaires, ont affirmé mardi à Alger les organisateurs de cette manifestation. Dans une conférence de presse, Zahira Yahi, commissaire du festival, a précisé que la…

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«La LF 2016 fera basculer dans la pauvreté 80% de la population»

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.

– Dans une tribune que vous avez publiée récemment, vous concluez à l’empreinte des puissances de l’argent dans la conception et l’adoption, au pas de charge, de la loi de finances 2016. Vous affirmez/réaffirmez ce que bon nombre d’acteurs et observateurs ont relevé auparavant, à savoir que ce projet de loi de finances est dicté par l’oligarchie. D’abord, par souci de clarté et de pédagogie, qu’entendez-vous par ce concept d’oligarchie ?

Pour moi, l’oligarchie est constituée par cette minorité des nouveaux riches qui ont bâti leurs fortunes à la faveur des privatisations des entreprises publiques puis avec l’envolée des prix du pétrole, en organisant le détournement à leur profit de la rente pétrolière au détriment du développement économique du pays. Ils ont pu accumuler des fortunes à l’ombre des importations et ce, grâce à leur proximité avec les centres de décision.

Avec la chute des revenus du pays, cette oligarchie, mue par son égoïsme, refuse de supporter la part du fardeau qui lui revient, quitte à faire violence à la société à un moment où la nation a besoin de son unité et de la mobilisation de toutes ses forces vives pour faire face à la voracité impérialiste et au danger terroriste.

– Avec cette loi de finances 2016, l’oligarchie, dites-vous, passe à la vitesse supérieure dans le but d’accaparer des richesses nationales, quitte à ne laisser derrière elle que précarité, pauvreté et désolation. Quelles sont ces dispositions qui vous paraissent dangereuses, préjudiciables à la population algérienne ?

Ce qui dérange c’est : 1) le fait de maintenir les dépenses fiscales au profit des nantis au moment où on veut imposer l’austérité aux pauvres ; 2) cette véritable OPA sur le patrimoine public à travers la réactivation de la volonté de privatiser ce qui reste des entreprises publiques et les richesses nationales ; 3) cette tentative de connexion avec le capital international à travers la remise en cause graduelle du droit de préemption et de la règle des 51/49% ainsi que l’ouverture aux financements extérieurs ; 4) cette volonté de mainmise sur le foncier.

– Les dispositions du PLF 2016, conjuguées aux effets de la dévaluation du dinar, s’apprêtent, selon vous, à faire basculer dans la pauvreté ou la précarité les 4/5 de la population. La généralisation de la précarité guetterait, selon vous, 80% de la population et non uniquement le premier quintile (les 20% les plus démunis, soit 8 millions) comme le prétendent les décideurs et leurs experts. Expliquez-nous les ressorts et comment en êtes-vous arrivé à ces taux ?

En 2014, selon l’ONS, le taux de chômage était de 10,6% de la population active. En réalité, le chômage toucherait au moins le quart de la population active car l’ONS comme le BIT ne considèrent pas comme chômeurs ceux et celles qui n’ont pas effectué de démarches de recherche d’emploi durant le mois précédant l’enquête. Et sur les 10,2 millions d’occupés, on découvre que plus de deux personnes sur cinq ne sont pas protégées par la Sécurité sociale et que plus de la moitié des salariés occupent des emplois temporaires, donc précaires. Dans le secteur privé formel, ils sont plus de trois salariés sur quatre à ne pas être déclarés à la Sécurité sociale et plus de quatre sur cinq ont un statut temporaire.

Par ailleurs, en 2011, toujours selon l’ONS, le salaire mensuel net de 80% des salariés était inférieur à 39 000 DA, soit moins de 2,6 fois le SNMG (ONS de 2011). Or, la même année, l’UGTA avait publié les résultats d’une enquête qui notaient que pour vivre à l’abri du besoin, une famille de six personnes, dont quatre enfants, devrait percevoir un salaire compris entre 40 000 et 50 000 DA. C’est ce qui explique que la part des salaires dans le PIB est très faible en Algérie : 27% en 2014 contre plus de 35% en Tunisie et au Maroc et plus de 50% dans tous les pays de l’OCDE. C’est ce qui explique aussi que la faible consommation des ménages en Algérie (36% du PIB en 2014) contre 60% enregistrés dans les pays voisins ceux de l’OCDE.

Il faut noter que le gouvernement lui-même a reconnu qu’en 2015, 30% de la population (12 millions de personnes) sont démunis et bénéficiaires du couffin de Ramadhan. Le FCE pour sa part a estimé ce taux à 60% dans son dernier plaidoyer pour la suppression des transferts sociaux. Pour ma part, j’ai ajouté 20% de la population qui, sans être pauvres, vivent ce qu’on appelle la quasi-pauvreté.

Il suffit d’une importante augmentation des prix pour que ces 80% d’Algériens basculent dans la pauvreté ou la précarité. Si une bonne partie de ces 80% n’a pas basculé à ce jour, c’est justement grâce à la politique de protection sociale en vigueur qui corrige dans une large mesure les inégalités de revenu entre le travail et le capital et la très grande discrimination entre les salariés eux-mêmes. C’est pourquoi j’ai affirmé que l’importante dévaluation du dinar, la taxation des citoyens et les augmentations de prix annoncées vont laminer le pouvoir d’achat de la majorité de la population et non celui de 20% des Algériens, comme on veut nous le faire croire.

– Vous avez fait la somme des « cadeaux» fiscaux faits par le gouvernement aux riches et au patronat. Des « cadeaux» qui étaient déjà dans la hotte de la LFC 2015. Vous évoquez ces nouvelles exonérations fiscales (TVA) et réductions des taux (IBS et droits de douane) décidées : taux de l’impôt sur le patrimoine relevé à 100 millions de dinars contre 50 en 2013 ; amnistie fiscale partielle via le dispositif dit de « mise en conformité fiscale volontaire» ; effacement des pénalités au profit des fraudeurs de la Sécurité sociale… Bref, vous estimez ces « cadeaux» à plus de 14 milliards de dollars.

Ce n’est pas moi qui ai calculé ce montant de 14 milliards de dollars, mais le ministère des Finances. Dans sa note de présentation du projet de loi de finances 2015 (disponible sur son site) le ministère des Finances précise qu’en 2013, « les subventions implicites de Lire la suite

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«Je me suis exprimé au nom du gouvernement»

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.

Venu à Oran pour animer le forum du journal public arabophone El Joumhouria, le ministre de la communication Hamid Grine est revenu sur ses déclarations à l’encontre du général à la retraite Toufik, dans le journal électronique TSA, où il a qualifié la sortie médiatique de l’ex-patron du DRS de « propos très violents».
Hier à Oran, il a précisé qu’en tenant de tels propos à l’endroit de l’ancien général, il s’est exprimé non pas en son nom propre, mais au nom de tout le gouvernement. « J’appartiens à un gouvernement cohérent et engagé. A votre avis, le premier arrivé peut-il dire tout ce qui lui chante ? Il y a évidemment une discipline gouvernementale. Tout ministre, avant de faire une déclaration, doit en aviser son supérieur. Je ne peux m’exprimer que dans ce cadre. Je ne suis pas un électron libre» a-t-il expliqué.

En revanche, il n’a pas voulu commenter la déclaration de Khalida Toumi, celle-là même qui lui a reproché d’avoir « violé le devoir de réserve» qui lui est imparti en sa qualité de ministre de la République. « Je n’ai aucun commentaire à faire. Je ne polémique jamais. J’ai beaucoup de respect pour la dame et pour toutes les personnes qui m’ont attaqué. Pour le reste, j’ai tout dit dans l’interview que j’ai accordé à TSA. Je ne reviens pas sur cela.

Je ne suis pas de ceux qui reviennent deux fois sur le même sujet», a-t-il tonné. Sur la condamnation à la prison ferme du directeur d’une chaîne locale privée, en l’occurrence El Ajwaa, il a affirmé que « cette chaîne, tout d’abord, n’est pas reconnue comme légale et, à cela, la condamnation à de la prison ferme est motivée par un délit de droit commun et non pour des délits de presse». Sur la campagne de recouvrement des dettes des journaux dépendant des imprimeries étatiques, il indique que « depuis juin 2014, date du lancement de cette opération, beaucoup de dettes ont été recouvrées et il y a moins de laisser-aller».

« L’obligation de réserve m’interdit d’entrer dans le détail. Ce que je peux vous dire, c’est que je trouve anormal que certains directeurs de journaux ne payent pas leurs créances et investissent ailleurs, dans l’immobilier ou autre. J’ai dit alors aux directeurs des imprimeries de veiller au denier public et que je n’accepterai aucune mollesse», a déclaré le ministre.
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«Il faut cesser de prendre pour cible ceux qui critiquent le gouvernement»

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.

Les autorités algériennes utilisent les dispositions du code pénal érigeant en infraction l' »outrage», l' »injure» ou la « diffamation» visant des représentants de l’Etat et autres institutions pour restreindre la liberté d’expression sur internet ou dans la rue.
A l’occasion de la célébration mondiale de la Journée des droits de l’homme, le bureau d’Amnesty International (AI) en Algérie alerte sur l’intensification, ces dernières semaines à travers le pays, de la répression contre la liberté d’expression non violente en ligne et hors ligne. « Les tribunaux ont prononcé des condamnations à des peines de prison contre un dessinateur à El Meghaïer, dans la wilaya d’El Oued, et poursuivent actuellement un militant pour une publication sur facebook.

Douze manifestants pacifiques d’El Oued et de Tamanrasset ont été condamnés à des peines de prison et un militant en faveur des droits humains encourt la peine de mort», indique une déclaration du bureau d’AI Algérie. L’ONG de défense des droits humains demande aux autorités algériennes « d’annuler les condamnations prononcées et d’abandonner les charges retenues contre les militants non violents accusés d’avoir pacifiquement exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion».

Sous le titre « Algérie : il faut cesser de prendre pour cible ceux qui critiquent le gouvernement», la déclaration d’AI souligne que les législateurs algériens « doivent modifier les lois érigeant en infraction l’exercice des libertés civiles et prévoyant des peines de prison contre des manifestants non violents».

La déclaration d’AI estime que « la récente série d’arrestations et de poursuites visant des militants pacifiques tend à montrer que les libertés civiles sont de plus en plus menacées en Algérie». Et de préciser que « malgré les obligations auxquelles le pays est tenu en matière de droits humains, au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et les garanties relatives aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique inscrites dans la Constitution algérienne, les autorités algériennes recourent au tribunaux pour réduire les dissidents au silence, invoquant diverses lois répressives». Ainsi, les autorités algériennes utilisent les dispositions du code pénal érigeant en infraction l' »outrage», l' »injure» ou la « diffamation» visant des représentants de l’Etat et autres institutions pour restreindre la liberté d’expression sur internet ou dans la rue.

Amnesty souligne que « si la loi algérienne 91-19 relative aux réunions et manifestations publiques exige une déclaration préalable, les autorités doivent éclaircir ses modalités d’application afin de garantir que cela n’équivaut pas en pratique à une obligation d’obtenir une autorisation préalable, donnant lieu à des cas où les autorités locales s’abstiennent de donner une confirmation aux manifestations susceptibles d’être critiques à l’égard des autorités». Une conférence de presse est prévue aujourd’hui au siège d’AI à Alger autour de la campagne « Marathon des lettres» pour la promotion de la défense des droits de l’homme. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.

Un enseignant tabassé par des lycéens à Ksar Chellala

Les enseignants du lycée Chebaïki Abdelkader de Ksar Chellala, 116 km à l’est de Tiaret, ont séché les cours hier en organisant devant l’entrée de leur établissement un sit-in pacifique pour « dénoncer la lâche agression dont a été victime un de leurs collègues tabassé par un groupe de lycéens». Ces derniers, selon des sources locales, ont été empêchés de copier durant la séance de composition, ce qui les a irrités et a généré cet acte d’une rare cruauté. L’enseignant, sérieusement touché au visage, n’a dû son salut qu’à l’intervention du personnel du lycée. Jusqu’à hier en début d’après-midi, la direction de l’éducation n’a émis aucun communiqué sur l’acte, le énième du genre, loin d’être circonscrit avec les seules journées de sensibilisation et d’étude en vase clos.

Le professeur Grangaud, l’austérité et le gaspillage

« On a espoir que les mesures d’austérité gouvernementales n’affectent pas le plan anti-cancer 2015/2019», a déclaré le professeur Jean-Paul Grangaud (représentant du Pr Zitouni, initiateur de ce plan) en marge de la journée scientifique sur les cancers de la prostate et de la vessie, organisée par l’association El Fedjr d’aide aux personnes atteintes du cancer, samedi dernier à l’Ecole technique de Sonelgaz de Blida. Et d’ajouter : « Des économies peuvent bien se faire en luttant contre le gaspillage dans le système de santé, connu de tous, notamment les médicaments qui arrivent à péremption sans être distribués aux malades.»

Une banque refuse de recouvrer ses créances

En septembre dernier, un industriel se présente devant l’agence BNA de Sétif pour le versement de 5 millions de dinars. Ce montant représente le remboursement de la première échéance d’une dette contractée. Au lieu d’encaisser son argent, l’institution oppose un niet et exige un échéancier fiscal actualisé. Selon le plaignant, ce document ne figure pas dans le contrat du rééchelonnement de la dette. Sentant le roussi, le client (M. H.) disposé, dit-il, à honorer ses engagements, monte au créneau : « Pour connaître le planning et les dates de remboursement, je demande par voie d’huissier de justice une copie du calendrier. Ma demande a été tout simplement refusée. A travers ce refus, on veut non seulement résilier le contrat de rééchelonnement intervenant après le non-remboursement de deux échéances, comme indiqué dans le 2e article du contrat, mais casser une entreprise employant 100 agents. J’interpelle la direction générale de la BNA pour l’étude de mon cas.»

Conférence-débat sur la veille informationnelle à l’ESJ d’Alger

L’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information (ENSJSI) abritera ce jeudi à 10h une conférence débat sur la veille informationnelle de « la culture mosaïque aux outils d’aide à la décision». Animée par Youcef Aggoun, la conférence portera sur l’expérience de MediaMarketing, une entreprise algérienne pionnière et leader en matière de veille informationnelle et de contenus numériques. En marge de cette conférence, il sera procédé à la signature d’une convention de partenariat entre l’ENSJSI et MediaMarketing. Lire la suite

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L’opposition dénonce les pressions de l’administration

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.

L’APN a renoué, hier, avec la contestation. Des députés sont montés au créneau pour dénoncer le « gangstérisme» et le « banditisme» pratiqué par le pouvoir et ses relais.
Il est 9h. La Chambre basse du Parlement est encerclée par un impressionnant dispositif de sécurité. Des voitures de police, des fourgons blindés longeent l’avenue Zighout Youcef et des policiers en tenue et en civil sont postés aux alentours de l’Assemblée. Les bruits courent que les pouvoirs publics ont pris leurs dispositions pour faire face à une éventuelle sortie des députés dans la rue. A l’intérieur de l’hémicycle, c’est l’effervescence. L’affrontement entre l’opposition qui rejette le projet de loi de finances 2016 et l’administration de l’Assemblée est évité de justesse.

Pourquoi cette effervescence ? De quoi le pouvoir a-t-il peur ? Selon M. Taazibt (PT), le pouvoir veut museler les députés et les faire taire alors qu’ils ont l’immunité parlementaire. A l’origine de cette « bataille», une conférence de presse de l’opposition. Il est 10h quand les présidents de groupes parlementaires du Parti des travailleurs (PT) et de l’Alliance de l’Algérie verte (AVV) ainsi que des députés d’El Adala, du mouvement El Binaa et quelques élus FLN et TAJ opposés au projet de loi de finances doivent, comme convenu, animer une conférence de presse pour arrêter un programme d’action visant à bloquer le projet de loi de finances 2016 qu’ils qualifient de « projet de la honte».

La veille, ces parlementaires ont avisé l’administration de l’APN et réservé la salle de conférences pour la tenue de leur point de presse. Seulement, hier dans la matinée, l’administration de l’APN est revenue sur sa décision en refusant aux conférenciers et aux journalistes, déjà nombreux sur place, l’accès à la salle de conférences. Les députés, pour éviter un affrontement avec le personnel de l’administration, se sont alors repliés en décidant de tenir leur conférence à la salle du groupe parlementaire AAV.

La chasse aux journalistes

Arrivés sur place, ils constatent que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue de la conférence de presse en raison de l’exiguïté de la salle par rapport au nombre important de journalistes venus couvrir l’événement. Les députés décident alors de batailler pour tenir leur conférence dans la grande salle de l’APN. Ils ont haussé le ton et fait pression sur l’administration.

Face et la mobilisation des députés, les responsables de l’administration ont cédé en ouvrant les portes de la salle de conférences. A l’entame de la rencontre avec les journalistes, contre toute attente, le secrétaire général de l’APN, Slimani Bachir, fait irruption dans la salle pour demander aux journalistes et aux photographes de quitter les lieux. Ce comportement du secrétaire général soulève la colère des députés. « Ce comportement est inédit dans les annales de l’Assemblée.

Jamais un président de l’APN n’a agi de la sorte», ont lancé les députés, qui ont manifesté leur mécontentement. L’intervention des conférenciers a contraint Slimani Bachir de quitter la salle et de repartir bredouille. Tour à tour, les groupes parlementaires PT et AAV et les élus des autres partis ont vivement dénoncé cette atteinte à la représentation nationale du peuple algérien et au pouvoir législatif. Sauf les députés du Front des forces socialites (ffs) qui ont brillé par leur absence, hier, eux qui avaient fait partie de la première contestation dans les travées de l’APN pour dénoncer le forcing de la majorité.

Djelloul Djoudi, chef du groupe parlementaire PT, a évoqué une « continuité du coup d’Etat du 30 novembre dernier» et rappelé qu’il s’agit là de « méthodes de gangsters» et de « banditisme». « Pourquoi ont-ils peur que des députés parlent ? Nous sommes contre cette loi de la honte, cette loi antinationale et anticonstitutionnelle. Cette loi est conçue pour servir l’oligarchie. Ils ont élaboré une loi de finances qui sert les hommes d’affaires, c’est du sur-mesure», s’offusque Djoudi, qui rappelle qu’une pétition en vue d’alerter l’opinion publique sur le danger de la loi de finances 2016 a été lancée et qu’elle a d’ores et déjà été signée par une centaine de députés, parmi eux une vingtaine font partie du FLN et une dizaine de TAJ.

L’opposition a également saisi le Conseil de la nation, le président de la République ainsi que le Conseil constitutionnel. « Nous avons adressé un courrier aux sénateurs pour leur demander de bloquer les dispositions antisociales contenues dans la loi de finances, notamment les articles 66 et 71. A partir de cette tribune, nous leur lançons un appel pour qu’ils rejettent ces mesures», explique Djoudi. Taazibt, pour sa part, explique que l’interdiction de tenir cette conférence est une atteinte à l’immunité parlementaire, une atteinte au pays, au multipartisme, à la liberté d’opinion et au peuple algérien. « Ils continuent à travailler à huis clos. Est-ce cela les réformes politiques promises par Bouteflika ? Le chantage, la répression, la pression, c’est le summum de la régression», dit-il.

Les parlementaires de l’opposition sont revenus sur les motifs de leur rejet de cette LF 2016 qu’ils qualifient « d’infâme». Lakhdar Benkhelaf, chef du groupe parlementaire d’El Adala a rappelé qu’il y a un renoncement clair à la souveraineté nationale dans ce projet de loi de finances. « Le 1er Novembre 1954, c’était le déclenchement de la Guerre de Libération du pays. Le 30 novembre 2015, c’est la date de la vente de ce pays», a-t-il lâché. Ce député pense que ce projet de loi renseigne sur ce que sera la prochaine Constitution.

Par ailleurs, les députés FLN et TAJ qui ont rejoint le mouvement de protestation contre le projet de loi de finances ont signé la pétition qui a été rendue publique aujourd’hui. Nadia Hanachi, députée FLN, en fait partie et elle ne craint pas les représailles. « Je risque quoi, la radiation ? Depuis l’installation de Saadani à la tête du FLN, je n’ai jamais participé à ses réunions. Je ne dirais pas que je suis suspendue par le groupe parlementaire parce que je ne loue pas chez eux», a-t-elle lancé. Lire la suite

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