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El Bayadh: Zaouïa El mouwahidine, un lieu de culte exceptionnel

Publié le 11/05/2020, par dans Non classé.

EL BAYADH- Le siège de la zaouïa El mouwahidine, située dans la commune de Roggassa, au Nord-est d’El Bayadh, a la particularité d’être entièrement édifié sous terre.

L’objectif de construire la zaouïa sous terre était d’échapper aux exactions de l’administration coloniale et de ses tentatives d’effacer à jamais les expressions de l’identité de la population algérienne.

Cet édifice a été construit en 1930 par Sidi Mohamed Benbouhous (1891/1954), un érudit et un homme de foi, issu de la tribu de la très légendaire tribu des Ouled Sidi Cheikh, connue dans la région d’El Bayadh.

L’un des descendants du fondateur de cette zaouïa, Cheikh Zaoui Bouamama, précise que l’édifice s’étend sur une surface de 200 m2. Il a été construit sous terre pour échapper aux menées de l’administration coloniale qui combattait tout ce qui représentait l’identité de la population locale.

Outre cette particularité d’être réalisé sous terre, l’édifice a été creusé et édifié à l’aide d’outils rudimentaires et sans autres matériaux de construction comme le ciment ou la brique.

Les murs, le plafond et les colonnes de la zaouïa ont été totalement érigés en pierre, ce qui donne au lieu un cachet architectural unique en son genre et attire la curiosité des visiteurs.

La zaouïa dispose également d’un puits qui assure l’approvisionnement des lieux en eau potable.

Au niveau du plafond, le visiteur pourra distinguer de petites ouvertures qui assurent une circulation de l’air et un éclairage naturel grâce aux rayons du soleil.

Les « talebs » qui viennent apprendre le Saint Livre et les préceptes de l’Islam disposent également d’une « kheloua » (isoloir), une petite pièce leur permettant de s’isoler pour prier, méditer et lire le Coran.

Enfin, l’accès à l’édifice se fait par le biais d’une ouverture latérale creusée dans la roche.

Après l’achèvement des travaux de la construction de cet édifice, Cheikh Sidi Benbouhous s’est consacré à faire des lieux un véritable pôle d’enseignement religieux et de l’apprentissage de la langue arabe à des « talebs » venus de toutes les régions du pays.

–Un lieu de savoir et de militantisme–

Le même descendant de la tribu des Ouled Sidi Cheikh a également rappelé la contribution de la zaouïa dans le processus de la guerre de libération nationale sur le front sud-ouest du pays. Elle a permis le renforcement des rangs de la révolution en éléments qu’elle a formés et en accueillant les moudjahidine.

En outre, la zaouïa a joué pleinement son rôle social en apportant aide et assistance aux populations démunies et aux personnes de passage dans la région, notamment durant les années 1940, marquées par la famine et les épidémies.

Devant les multiples actions de mobilisation et de promotion de l’identité nationale, l’administration coloniale s’est empressée d’arrêter Cheikh Sidi Benbouhous pour le placer en résidence surveillée durant de longs mois d’abord à El Bayadh, avant de le transférer à Oran pour le présenter devant le tribunal militaire. Il a été condamné pour conspiration et de rébellion après la découverte d’armes dans l’enceinte de la zaouïa.

Après la mort du cheikh en 1954, c’est son fils, Sidi Mohamed, qui prendra les destinées de la zaouïa pour poursuivre l’œuvre de son père en matière d’enseignement du Coran et de la langue arabe, de la mobilisation des jeunes pour rallier la révolution armée.

La zaouïa a fait l’objet de maintes descentes de l’armée coloniale française. Ses biens ont été souvent saccagés et incendiés, rapporte le même témoin.

Après le recouvrement de l’indépendance et jusqu’à l’heure actuelle, la zaouïa poursuit ses missions cultuelles, culturelles et sociales. Les descendants de son fondateur continuent d’assurer l’enseignement du Saint Livre et l’accueil et la prise en charge des talebs et des visiteurs.

Le siège de la zaouïa accueille toujours les fidèles de la région qui préfèrent accomplir leurs prières dans ce lieu unique en son genre.

Mohamed Bouchikhi, un natif de la région, chercheur dans le domaine du soufisme, rappelle que les anciens talebs et étudiants de la zaouïa se retrouvent chaque année, en pèlerinage, sur les lieux mêmes de leur formation, pour un regroupement marqué de prières, d’invocations et de lecture des versets du Coran.

L’occasion est également saisie pour évoquer l’itinéraire et l’œuvre de Cheikh Sidi Mohamed Benbouhous, le fondateur de la zaouïa.

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Coronavirus: les arts plastiques s'exposent sur les réseaux sociaux

Publié le 11/05/2020, par dans Non classé.

ALGER- Galeries d’art, artistes et associations activant dans le domaine des arts plastiques ont opéré progressivement une conversion vers des espaces d’exposition virtuels sur les réseaux sociaux, proposant au public une exposition à domicile continuellement enrichie.

Depuis la fermeture des espaces culturels et l’application du confinement total ou partiel dans toutes les villes du pays par mesure de prévention contre la propagation du coronavirus ces professionnels des arts plastiques ont investi les réseaux sociaux pour prolonger l’activité culturelle à domicile.

La galerie d’art « Le paon » propose sur sa page Facebook des oeuvres d’artistes ayant récemment exposé dans cet espace en publiant chaque jour une série de toiles d’un plasticien avec une brève présentation de ce dernier.

Des photographies de Amel Dekkar, des oeuvres contemporaines de Mizo où se croisent peinture et photographie, des miniatures de Djazia Cherrih, des peintures impressionnistes de la Souika de Constantine signées Nadjiba Nafa, ou encore des signes et symboles de Karim Sergoua sont à portée de clic en plus d’un hommage au photographe Firaz Zaghes et au plasticien M’hamed Saci disparus récemment.

Cette galerie qui souhaite apporter « une touche artistique à domicile en ces temps difficiles » diffuse également des messages de sensibilisation pour rappeler les mesures de préventions contre la propagation de ce virus.

Spécialisée dans l’art contemporain, la galerie « Seen Art Gellery » propose quant à elle une version virtuelle de sa dernière exposition, une rétrospective des œuvres du peintre Ali-Khodja Ali intitulée « Jardin mystique ».

Organisée en mars dernier pour commémorer les dix ans de la disparition de l’artiste, cette exposition rassemble une trentaine de toiles, dessins et objets personnels de Ali-Khodja Ali disparu en 2010.

– Associations et collectifs d’artistes passent au virtuel

Avec le souci de faire connaître des artistes peintres algériens et leurs travaux, des collectifs d’artistes comme « L’union des artistes peintres algériens » ont également pris l’initiative de publier des travaux sur leurs pages des réseaux sociaux avec l’accord des artistes.

La page « Art ans culture in Algeria », animée par une association culturelle, diffuse chaque jour une présentation et des toiles d’un artiste dont Imène Belhadj Mostepha, Sabrina Touahri, Rachid Talbi, Omar Khither, Yacine Semri, ou encore Djamel Temtam.

Cette page se veut également un relai pour d’autres activités culturelles virtuelles comme la diffusion de pièces de théâtre ou des oeuvres littéraires.

Quelques plasticiens professionnels ont profité de cette tribune interactive pour publier leurs oeuvres et des vidéos d’initiation à la peinture ou montrant l’évolution d’une création.

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Les Journées du film européen jusqu'au 4 juin en version virtuelle

Publié le 10/05/2020, par dans Non classé.
Les Journées du film européen jusqu'au 4 juin en version virtuelle

ALGER – Les cinéphiles algériens ont rendez-vous avec une sélection de films de différents pays proposés à l’occasion des Journées du film européen qui se tiennent cette année en version numérique jusqu’au 4 juin prochain, indique la délégation de l’Union européenne en Algérie sur sa page Facebook.

Les internautes pourront ainsi visionner depuis leurs lieux de confinement des œuvres comme, « Olmo » de l’Italien Silvio Soldini, « Open door » de l’Albanais Florenc Papas, « Le Havre » du Finlandais Aki Kaurismaki ou encore « A Sunny day » du Marocain Faouzi Bensaïdi.

Une dizaine de films au total sont proposés gratuitement aux amateurs du septième art sur la plateforme de streaming festivalscope.com sur laquelle chacune des oeuvres programmées est accessible pendant une semaine.

Les Journées du film européen en Algérie ont été relancées en 2019 après cinq ans d’absence et quelques édition irrégulières auparavant.

Habituellement la délégation de l’Union européenne en Algérie organise en cette période le festival culturel européen qui a été annulé pour cause de lutte contre la propagation du coronavirus, les Journées du film européen en Algérie remplacent, pour cette année, cet événement attendu du public.

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L’écrivain algérien Youcef Baâloudj lauréat du Bouclier d’argent de la créativité en Irak

Publié le 10/05/2020, par dans Non classé.
L'écrivain algérien Youcef Baâloudj lauréat du Bouclier d'argent de la créativité en Irak

ALGER- L’écrivain algérien Youcef Baâloudj a remporté le prix de « Kounbor pour la littérature d’enfance » dans la catégorie de la Nouvelle, un concours organisé par le Centre Al-Mohcine de la culture pour enfant en Irak, où ont été proclamés les noms des lauréats en direct sur la télévision à cause de l’annulation de la cérémonie de remise des prix en raison du confinement, a indiqué le lauréat, samedi, à l’APS.

Sur plus de 500 participants dans les catégories poème, nouvelle et bande dessinée, M. Baâloudj a remporté le bouclier d’argent dans la catégorie Nouvelle, parmi un groupe de lauréats d’origine d’Irak, de Syrie et d’Egypte.

Les travaux seront publiés chez les éditions El-Ataba El-Alaouia, avant de les distribuer à une grande échelle dans le cadre d’un projet pour encourager la lecture chez les enfants.

Se disant joyeux de recevoir un tel prix d’un pays de Lettres, le lauréat algérien a déclaré « autant je suis content d’être distingué, autant je suis mécontent en apprenant l’annulation de la cérémonie de remise des prix en raison du confinement ». Les organisateurs ont dû, donc, « se contenter d’expédier le bouclier par voie postale », a-t-il protesté.

Honoré maintes fois en Algérie et à l’étranger dans diverses catégories, Youcef Baâloudj a reçu entre autres le Prix Sharjah de la créativité arabe en 2012, le Prix du président de la République en 2014 et Prix de l’Instance arabe du théâtre 2018.

A noter que l’auteur compte à son actif plusieurs publications, à l’instar du texte théâtral « El midhala », paru en Egypte en 2017, le recueil de poèmes intitulé « Dynamite. Lettres d’après la tempête » ou encore « Je volerai un de ces jours », parus en Algérie respectivement en 2013 et 2016.

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Le film "Abou Leila" de Amine Sidi Boumediene primé en Espagne

Publié le 10/05/2020, par dans Non classé.
Le film

ALGER- Le long métrage de fiction algérien « Abou Leila » du réalisateur Amine Sidi Boumediene a reçu vendredi le Prix de la critique de l’édition 2020 du Festival du film de Barcelone « D’A » qui prends fin dimanche, annonce les organisateurs sur le site Internet de l’événement.

Ce festival s’est déroulé du 30 avril au 10 mai en version complétement numérique en adéquation avec les mesures préventives de lutte contre le coronavirus en vigueur en Espagne.

Coproduction, algéro-franco-qatarie de 140 mn, « Abou Leïla » revient sur les évènements tragiques des années 1990, à travers l’histoire des jeunes Samir joué par Slimane Benouari et Lotfi campé par Lyes Salem qui traquent dans le désert algérien, Abou Leïla, un dangereux terroriste.

« Abou Leila » explore l’important impact sur la société de la violence et des traumatismes qui y sont liés.

Programmé 72e Festival de Cannes, en mai 2019, dans la section « Semaine de la critique », « Abou Leïla » est le premier long métrage de Amine Sidi Boumediene, après ses deux courts métrages, « Demain Alger? » et « El Djazira ».

Ce film avait également été projeté dans des festivals en Bosnie Herzégovine, en Tunisie, en Belgique, en Italien ou encore en Egypte.

L’acteur et réalisateur algérien Lyes Salem avait décroché le Prix du meilleur acteur pour son rôle dans ce film lors des 30e Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie en 2019.

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Tissemsilt : concours à distance du meilleur film documentaire sur les massacres du 8 mai 1945

Publié le 09/05/2020, par dans Non classé.
Tissemsilt : concours à distance du meilleur film documentaire sur les massacres du 8 mai 1945

TISSEMSILT- Le musée du Moudjahid de la wilaya de Tissemsilt a lancé samedi un concours à distance sur Internet du meilleur film documentaire sur les massacres du 8 mai 1945, a-t-on appris du directeur de cet établissement.

Organisé dans le cadre de la commémoration du 75e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, le concours s’adresse aux jeunes adhérents des clubs de recherche historique, dont des élèves du secondaire et des étudiants du centre universitaire de Tissemsilt, a-t-on indiqué.

Les participants au concours doivent réaliser des documentaires d’une durée maximale de 16 minutes qui abordent les crimes barbares commis par le colonialisme français contre les Algériens le 8 mai 1945, selon le même responsable.

Les œuvres participantes devront parvenir à l’e-mail du musée et seront évaluées par un jury de spécialistes. L’annonce des trois premiers lauréats du concours aura lieu le 22 mai en cours, selon la même source.

Le concours s’insère dans le cadre de l’espace virtuel de la mémoire lancé par le musée la mi-avril sur sa page officielle sur les réseaux sociaux et ce, selon les mesures prises de prévention contre le coronavirus.

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