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Réchauffement climatique : Des températures en hausse, une planète en danger

Publié le 01/08/2016, par dans Non classé.

Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» La phrase de l’ancien président français Jacques Chirac, devenue maxime, est cruellement d’actualité.
La planète Terre n’en finit pas de voir la température à sa surface augmenter, atteignant des seuils jamais égalés, effet direct du réchauffement climatique et de la pollution anthropique.

Et si l’année 2015 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée, il semblerait que l’année en cours lui emboîte le pas et la dépasse même. Ainsi, le mois de juin dernier a été le plus chaud jamais enregistré sur le globe depuis le début des relevés de températures en 1880, avait récemment annoncé l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Le thermomètre a également atteint des niveaux sans précédent pendant les six premiers mois de 2016, avec une température battant le record de 2015 de 0,2°C et dépassant de 1,05°C la moyenne du siècle passé (13,5°C), affirmait par la même l’AFP. De ce fait, juin 2016 est le quatorzième mois consécutif lors duquel le record mensuel de chaleur est battu sur la planète, la plus longue période continue de montée des températures globale en 137 ans.

La température moyenne à la surface des terres et des océans a été de 0,9°C au-dessus de la moyenne du siècle passé pour s’établir à 15,5°C, soit 0,02°C de plus que le précédent record pour ce mois établi en 2015.

Et ces records ne se cantonnent pas à cette seule année, puisque cela s’inscrit dans une courbe croissante des températures amorcée il y a déjà quelques années, le mois de juin 2016 étant également le 40e mois consécutif et le 34e mois de juin avec des températures au-dessus de la moyenne du XXe siècle.

« Il faut remonter à 1976 pour retrouver un mois de juin durant lequel les températures moyennes à la surface de la Terre ont été en dessous de la moyenne», rappelle l’AFP.

« Au total, les écarts de température mensuelle les plus importants par rapport à la moyenne se sont produits pendant quatorze des quinze mois depuis février 2015», précise la NOAA. A la surface des terres, la température moyenne mondiale a été, en juin, 1,23°C supérieure à la moyenne du XXe siècle (13,2°C) et très proche du record absolu de juin 2015.

Sur les océans, la température a été en juin 0,77°C au-dessus de la moyenne du siècle dernier (16,3°C), faisant du mois de juin dernier le mois le plus chaud dans les annales, surpassant de 0,02°C le précédent record établi à la surface des mers en juin 2015.

Fonte prématurée des glaces

Des températures nettement plus chaudes que la moyenne ont été mesurées dans la plupart des océans en juin avec des records dans le centre et le sud du Pacifique, le nord-ouest et le sud-ouest de l’Atlantique et dans certaines parties du nord-est de l’océan Indien, ajoute la NOAA. Cet organisme estime aussi que ces températures au-dessus des normes ont contribué à faire de juin le mois le plus chaud en Amérique du Nord, et ce, depuis le début des relevés sur ce continent, en 1910.

De même, des conditions météorologiques au-dessus des normes saisonnières ont englobé le continent africain dans sa majorité, résultant ainsi le second mois de juin le plus chaud sur le continent depuis 1910. Ces températures extrêmes ont, inévitablement, conduit à la fonte prématurée des glaces en Arctique et en Antarctique. L’étendue des glaces de l’Arctique ont ainsi atteint, en juin, une surface inférieure de 11.4% aux moyennes enregistrées entre 1981 et 2010, atteignant ainsi sa surface la plus réduite depuis 1979.

Quant à l’Antarctique, il a perdu quelque 40 000 mètres cubes comparativement à son volume entre 1981 et 2010. D’ailleurs, selon la NASA, l’on a assisté à des taux de fonte des glaces arctiques en mars et mai qui n’ont lieu normalement pas avant juillet. Et la situation n’ira qu’en empirant tant le réchauffement climatique entraînera encore et toujours plus de manifestations météorologiques extrêmes, telles que les canicules, les grands froids, les tempêtes, les inondations, les sécheresses, etc. Ainsi, en moins de 30 ans, le nombre de catastrophes naturelles ayant entraîné des destructions ont presque triplé, passant de 300 à plus de 800 sinistres.

Le littoral algérien sous les eaux

Tous ces chiffres et ces données semblent, évidemment, relever de l’abstrait. Pourtant, chaque contrée du globe est concernée par ces perturbations climatiques. L’Algérie, par exemple, subira — et subit déjà — les effets de ce réchauffement climatique, avec, entre autres, une désertification qui ira en augmentant au fil des années, une raréfaction des ressources hydriques et une diminution de la pluviométrie, ou encore une baisse de la productivité agricole.

Certaines projections établissent aussi que la montée du niveau de la mer Méditerranée atteindra, dans quelques années, près d’un mètre. Ce qui entraînera la submersion de nombreuses parties du littoral algérien et la disparition de nombreux quartiers de villes proches de l’eau. De même, le continent africain sera l’une des zones les plus touchées par les déplacements de populations qui fuient les catastrophes naturelles.

Ces « réfugiés climatiques», comme il en existe déjà des centaines de milliers dans de nombreux pays du continent, ne feront qu’augmenter au rythme des sécheresses, des inondations et autres intempéries. Le réchauffement climatique créera aussi des apatrides, comme les habitants de zones inondables ou de certaines îles, que la montée des niveaux des mers menace de disparition, phénomène quasi-inévitable et irréversible.

Car les projections, même les plus optimistes et volontaristes, font froid dans le dos. Lors de la COP21 qui s’est tenue à la fin de l’année dernière à Paris, les participants sont parvenus à un accord « historique», mais difficilement tenable pour la plupart des signataires. Il vise ainsi à contenir le réchauffement climatique sous le seuil des 2°C.

Pour ce faire, il faudrait que les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère soient réduites de quelque 70% d’ici 2050, ce qui, pour l’heure, relève de l’utopie. Les nombreuses études et projections menées par, entre autres, le GIEC, prédisent toutefois que seules des baisses de cet ordre pourraient éviter les pires scénarios à la planète Terre et à ses habitants. Lire la suite

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