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Skikda: nécessité de développer la langue arabe pour la mettre au diapason avec les sciences et les arts contemporains

Publié le 18/04/2018, par dans Non classé.

SKIKDA – Des enseignants et des chercheurs universitaires ont appelé, mardi, à Skikda, lors de l’ouverture du deuxième colloque national intitulé « La rhétorique arabe, des systèmes à la stylistique », à la « nécessité d’améliorer la langue arabe pour la mettre au diapason avec la science et les arts contemporains ».

Dans ce contexte, Boudjemaâ Boubaiou, doyen de la faculté de lettres et des langues de l’université du 20 août 1955, initiatrice de l’évènement, a considéré que « la langue arabe ne doit pas seulement être celle de la littérature et de la poésie, mais elle doit également évoluer pour s’élargir aux sciences ».

Le même conférencier a également souligné que « les chercheurs et les linguistes doivent reconsidérer certaines règles et concepts qui régissent la langue arabe », à travers diverses rencontres et événements scientifiques susceptibles de créer, estime-t-il, « une interaction entre les chercheurs pour trouver des solutions visant à étoffer la langue arabe, afin que les étudiants puissent en bénéficier ».

Affirmant que « l’arabe est une langue vivante, répandue dans le monde et classée en cinquième position à l’échelle mondiale », ce même intervenant a précisé qu’elle « aspire, à présent, à prendre sa place dans le cadre de la technologie, la simplification du langage et de l’usage de l’ordinateur ».

M. Boubaiou a soutenu, à ce propos, que l’arabe est capable de se mettre au diapason de l’évolution du monde, en affichant sa prépondérance dans tous les domaines, en sus de la poésie et la littérature, et ce, si elle est développée, selon lui, de manière appropriée.

Pour atteindre cet objectif, « il faut une volonté forte pour faire de l’arabe la langue du savoir, de la connaissance et de la technologie », démontrée, selon lui, par sa capacité à investir le monde du web et de l’informatique.

Dans une intervention intitulée « De notre besoin à la stylistique à celui d’une connaissance contemporaine », Essebti Soltani, professeur de littérature arabe à l’université d’El Tarf a abordé, de son côté, « l’idée de la déflation et l’introversion autour de certains concepts traditionnels qui engendrent, selon lui, des retards dans l’apprentissage et contraint à s’ouvrir aux écoles modernes de la critique productrices dans les pays étrangers ».

M. Soltani a considéré la stylistique comme étant un sujet intéressant, suscitant la curiosité du lecteur, précisant que l’approche méthodologique qui consiste à lire le texte littéraire de façon esthétique est une méthode importée, surtout que, ajoute-t-il, la langue arabe est condamnée à s’ouvrir sur les écoles modernes pour développer les méthodes de critique.

Ce colloque de deux jours, organisé à la bibliothèque centrale de l’université de Skikda, s’est articulé autour de plusieurs axes tels que « l’évolution de la rhétorique arabe et les raisons de l’ouverture à la stylistique », « l’art de la narration, une alternative à la rhétorique » et  » De la rhétorique à la stylistique de la connaissance ».

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