formats

Un taux d’inflation de 7,4% en 2018

Publié le 18/04/2018, par dans Non classé.

Le FMI avertit toutefois que l’année 2023 risque d’être bien difficilepour le pays en tablant sur un taux de croissance de 0,5%.
Alors qu’il tablait dans ses précédentes prévisions sur un taux d’inflation de 4,4% pour l’année 2018, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses attentes et prévoit une inflation à 7,4% en Algérie. Dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales livré hier avant la rencontre de printemps des institutions de Bretton Woods, le FMI s’attend à ce que la tendance haussière du taux d’inflation se maintienne même en 2019 avec un taux de 7,6% et un effrayant 13,9% en 2023.

Ces prévisions seront assorties pourtant d’un taux de croissance de 3% pour l’année 2018 contre 2% en 2017. Une légère hausse qui connaîtra, selon les estimations du Fonds, une baisse en 2019 pour s’établir à 2,7%. Le FMI avertit toutefois que l’année 2023 risque d’être bien difficile pour le pays en tablant sur un taux de croissance de 0,5%.

Une estimation qui n’est pas éloignée, faut-il le souligner, de celle qu’il avait prévue pour l’année 2018 en Algérie dans son rapport d’octobre dernier et qui était de 0,8%. Autre estimation notable du dernier rapport du FMI qui mérite d’être soulignée, c’est la baisse du déficit du compte courant.

Ce dernier était de -12,3% du PIB et se retrouvera selon le FMI à -9,3% du PIB en 2018, puis remontera à -9,7% en 2019. Ce taux pourrait s’abaisser même à -4% du PIB en 2023. Une tendance quasi stable est à prévoir, en outre, selon le FMI pour le taux de chômage qui ne quittera pas la case de 11%. Il était de 11,7% en 2017 et se réduira à 11,2% en 2018 avant de remonter à 11,8% en 2019. Le Fonds revoit ainsi à la baisse ses prévisions pour le chômage en Algérie qui étaient en octobre dernier de l’ordre de 13,2% pour l’année 2018.

Le FMI et par la voix de son équipe d’experts qui avait séjourné en Algérie en mars dernier avait, rappelons-le, fortement critiqué l’option de recours au financement non conventionnel pour réduire le déficit budgétaire du pays et avait noté que l’Algérie « reste confrontée à des défis importants». « En dépit d’un ajustement budgétaire important en 2017, les déficits budgétaires et du compte courant extérieur demeurent élevés… L’activité économique globale a ralenti», relevaient les experts du FMI.

Ces derniers avertissaient sur les risques à prévoir du fait du recours à la planche à billets en disant que « les nouvelles mesures risquent d’aggraver les déséquilibres, accentuer les tensions inflationnistes et accélérer la perte de réserves de changes». Et d’affirmer qu’en conséquence, « il se peut que l’environnement économique ne devienne propice ni aux réformes ni au développement du secteur privé».

En guise de conseils, l’institution monétaire internationale a fait aussi remarquer que l’Algérie « disposait d’une fenêtre d’opportunités pour concilier ajustement économique et croissance». Parmi ses suggestions figuraient le recours à un large « éventail d’instruments de financement, notamment l’émission de titres de dette publique au taux du marché, les partenariats public-privé, et les ventes d’actifs». Notons que les réunions de printemps des institutions du groupe Banque mondiale et Fonds monétaire international s’ouvriront aujourd’hui à Washington, et ce, jusqu’au 22 de ce mois.

Lire la suite

« »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Home Non classé Un taux d’inflation de 7,4% en 2018
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair